de gauche à droite, l’équipe Gowork&Co : Raphaël Matte, Stéphane Barber, Alexandre Lemale, Stéphane Thioly gérant du Paddock et du fonds d’investissement Pôle Capital, Régis Talidec, Irina Rojnova et Célia Lebel.
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La toute jeune startup nancéienne spécialisée dans la mise à disposition d’espaces de travail dans des lieux publics, comme les hôtels, les restaurants ou les stades, vient d’être sélectionnée pour le CES de Las Vegas, le plus grand salon du monde dédié aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Il faut parfois un très long discours à certaines startups pour résumer et faire comprendre leur activité. Dans le cas de Gowork&Co, une mise en situation suffit : vous êtes de passage dans une ville et vous cherchez un endroit pour rencontrer des clients, faire une réunion ? Grâce à un réseau de partenaires, Gowork&Co vous permet d’accéder à cette salle près du bar d’un hôtel dans la matinée, à ce petit salon d’un restaurant ou même aux espaces de réception d’un stade. L’idée est aussi simple qu’évidente : la plupart de ces lieux sont vides ou sous-occupés en journée en dehors de certaines plages horaires – parallèlement, de nombreuses personnes en déplacement cherchent un point de chute plus adapté que le café du coin. « Les travaux s’éternisaient, un jour sans eau, l’autre sans électricité et nous étions obligés d’aller travailler dans des restaurants ou des hôtels proches. C’est là qu’on a constaté le nombre de mètres carrés qui ne servaient à rien dans la journée ! Une fois le petit-déjeuner débarrassé, une salle de restaurant peut se transformer facilement. Nous avons eu l’idée alors de faciliter la mise en contact entre les hôteliers et les travailleurs nomades », explique Alexandre Lemale.

Sur le modèle d’un site comme Booking, Gowork&Co propose donc une plateforme de réservation en ligne pour transformer n’importe quel lieu en espace de travail. « Nous parcourons les villes, pour lier des partenariats avec les hôtels, les cafés, les restaurants ou même des centres commerciaux, explique Régis Talidec, cofondateur. Mais nous ne nous limitons pas aux grandes villes. Dans les zones rurales, nous démarchons les mairies qui souvent n’ont pas l’idée ou les moyens de monter un espace de coworking. Mais il y a toujours un café ou une salle municipale inoccupée. Il faut juste une bon réseau Wifi ! »

Le vrai changement est l’hospitalité dont feront preuve les partenaires accueillant les coworkers. L’hôtelier est prévenu, le travailleur est bien reçu. Le système fonctionne sur le principe d’un abonnement entre 9,90 € et 14,90 € par mois, soit le prix d’un petit abonnement téléphonique. Grâce à une box spécialement conçue et installée chez les partenaires à l’entrée de l’espace de travail, l’abonné s’identifie et profite des lieux. Il peut aussi bénéficier d’une solution d’impression via un Cloud. « Le principe, c’est d’être flexible et agile avec ce qui existe déjà. En aucun cas de multiplier les investissements. »

Lancé en mai dernier sans aucune communication, Gowork&Co a tout de suite séduit une centaine de clients et permis de signer des partenariats au Luxembourg, au Maroc et en Tunisie. « Le demande de télétravail est énorme, comme notre marge de progression. Nous visons mille espaces de travail en France d’ici à la fin 2021. » Le CES de Las Vegas, une vraie consécration : « cela prouve que notre idée est bonne, conclut Alexandre Lemale. Le modèle est adaptable dans le monde entier avec quelques ajustements juridiques et Vegas est la vitrine idéale pour passer à la vitesse supérieure. »