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Le simple salon des vins est devenu en 35 ans un vrai rendez-vous de la gastronomie. Au cœur d’un territoire viticole et d’une région gourmande le salon des vins et de la gastronomie de Toul célèbre le bien boire et le bien manger en faisant la part belle aux producteurs venus de toute la France.

Le concept a fait ses preuves dans de nombreux salons, alliant simplicité et convivialité : pour la modique somme de 5 €, le visiteur se voit offrir un verre, gravé, qui lui ouvre l’accès à des dizaines de stands d’exposants et à la dégustation gratuite des meilleurs vins des terroirs français.

Car il ne faut pas s’y méprendre : le salon des vins de Toul, s’il aime mettre en valeur les producteurs locaux, invite à sa table des viticulteurs de toutes les régions de production françaises. Des incontournables Côtes-du-Rhône ou Bordeaux, aux plus discrets vins du Jura ou d’Anjou. Et les organisateurs n’ont pas eu peur d’aller voir au-delà de nos frontières en invitant, comme l’an dernier, des producteurs d’Allemagne, de Hongrie ou de Géorgie.

Les meilleures appellations françaises et étrangères

« Aujourd’hui le salon est largement reconnu au-delà de Toul et des environs, explique Daniel Pierre, membre du Comité des fêtes co-organisateur du salon. Sa particularité est que chaque producteur est présent sur le salon. Ce n’est pas toujours le cas dans d’autres salons. Ce n’est pas seulement un salon où l’on vend du vin. C’est un salon de partage, que l’on soit novice ou expert. Si vous dégustez un vin et que vous ne l’appréciez pas, vous en discutez avec le producteur et il pourra vous aiguiller vers d’autres types de vins. Cette ambiance particulière est appréciée par les producteurs qui reviennent chaque année, fidèles à ce rendez-vous et à notre public.»

C’est le cas de Michel Barat, viticulteur bourguignon, qui vient défendre les couleurs du Chablis à Toul depuis 33 ans : « Nous sommes présents quasiment depuis les débuts du salon. Toul a d’ailleurs été notre tout premier salon des vins. Ce qui est plaisant ici, c’est que nous sommes les seuls représentants de notre appellation. Et c’est vrai pour chaque exposant. Le vrai plus du salon, c’est cet esprit d’accueil et d’amitié qui a pris corps au fil des éditions. Il y a presque une ambiance familiale, on retrouve producteurs et visiteurs d’année en année, ils nous reconnaissent et certains sont devenus des amis ! C’est un rendez-vous particulier pour nous, ma petite fille Anaëlle est née alors que nous étions à Toul. Elle fêtera cette année ses 18 ans sur le stand ! » Côté affaires, le vigneron bourguignon souligne que Toul est le salon où il vend le plus parmi la vingtaine qu’il fréquente partout en France.

Retrouver des producteurs chaque année, n’empêche pas la nouveauté. Après la découverte des vins géorgiens l’an dernier, deux nouveaux invités cette année : Hervé Avallet de l’appellation prestigieuse Côte-Rôtie et le domaine Bouisse Matteri, des Côtes-de-Provence.

Pour accompagner les dégustations de vins et faire les provisions de produits gourmands, des spécialités de différents terroirs : foie gras du Sud-Ouest, pains spéciaux, fromages fermiers. Après le succès rencontré l’an dernier, le traiteur du Domaine des Templiers, basé à Bruley, commune proche, proposera une restauration sur place, conviviale et abordable, à base de produits locaux.

Pendant trois jours, Toul sera donc la capitale gourmande de la Lorraine et s’apprête à accueillir toujours plus de visiteurs dans la grande salle de l’Arsenal qui héberge le salon depuis sa construction. Cette année, le cap des 6 000 entrées devrait être franchi.

Alde Harmand : « Une réputation toujours plus grande »

Alde Harmand, maire de Toul, est très attaché au lien qui unit la ville et son salon. Miroir d’un terroir dont l’image est associée au vin, le salon est une fierté locale et une carte de visite sans équivalent pour Toul.

Que représente aujourd’hui le salon des vins et de la gastronomie pour Toul ?

Le salon est devenu un rendez-vous régulier attendu par tous. Il marque un peu le début de la saison gourmande après l’hiver. Pour notre ville, associer son image à celle du vin et de la gastronomie apparaît comme une évidence. Une grande partie de l’activité économique du Toulois est tournée vers la vigne, il était normal qu’un des moments forts de l’activité touristique lui soit dédié. Pendant une semaine, les hôtels sont pleins et la ville bat au rythme du salon.

En quoi le salon de Toul est-il différent des autres ?

Même s’il garde une vocation classique de salon basé sur la découverte et la vente de vin, on a constaté au fil des années que les producteurs comme les visiteurs étaient fidèles au rendez-vous. Ça lui confère une ambiance familiale unique. Cela s’explique peut-être par le fait que chaque producteur est le seul à représenter son terroir. Il n’y a pas de concurrence commerciale. Les viticulteurs l’ont bien compris et la liste d’attente pour participer au salon est longue !

Le salon sert-il la réputation des vins de Toul ?

C’est même une de ses vocations ! N’oublions pas qu’il a été créé en 1984 par la Jeune chambre économique et les trois principaux vignerons du Toulois de l’époque : Laroppe, Lelièvre et Vosgien. Aujourd’hui, ces vins de grande qualité font notre fierté et nous permettent d’inviter les plus grandes appellations françaises dans un esprit de partage. Nous jouons aujourd’hui dans la cour des grands, avec une AOC qui a fêté l’an dernier ses vingt ans. Le salon est le reflet de cette dynamique.

AOC Côtes de Toul  : découvrez en avant-première le millésime 2018

Pour les vignerons du Toulois, le salon des vins et de la gastronomie est un moment fort de l’année. L’occasion pour eux de présenter le nouveau millésime en avant-première. Et cette année, il s’annonce exceptionnel. Une bonne raison de le partager avec le public et des producteurs venus de toute la France.

Son argumentaire est bien rôdé mais les mots lui manquent presque lorsque Stéphane Vosgien décrit les vertus du millésime 2018 de l’AOC Côtes-de-Toul. Président de l’Organisme de défense et de gestion de l’appellation, ce viticulteur de Blénod-lès-Toul se réjouit à l’avance de présenter le nouveau bébé au grand public lors du salon. Un salon dont son père, Claude, fut l’un des cofondateurs dans les années 80. « On ne raterait pour rien au monde le rendez-vous. Nous avons d’ailleurs choisi d’en faire le moment de présentation de notre travail de l’année, avec les premières dégustations du nouveau millésime », explique Stéphane Vosgien. L’an dernier, le salon a été l’occasion de fêter les vingt ans de l’AOC et de souligner la réussite de tous les acteurs locaux du secteur. Cette année, pas d’anniversaire mais la fête des papilles : le millésime 2018 s’annonce comme l’un des meilleurs du genre : « Belle récolte, beau produit, belle rondeur avec des notes d’agrumes en plus du fruit rouge habituel, décrit Stéphane Vosgien. Le blanc notamment, présente un bel équilibre et peu d’acidité. » Après des aléas météorologiques qui avaient mis à mal la précédente récolte, la cuvée 2018 est abondante en plus d’être de qualité. De quoi donner le sourire à toute la profession, qui ne manquera pas de le partager lors du salon.

INFOS PRATIQUES : 

> Vendredi 12 avril et samedi 13 avril de 10 h à 20 h.

> Dimanche 14 avril de 10 h à 18 h.

Salle de l’Arsenal à Toul

Tarifs : 5 € donnant droit à un verre gravé pour la dégustation des vins, la dégustation gratuite et la participation à la tombola.

35ème Salon des Vins

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.