Une partie de la toute jeune équipe de Yeeld, moyenne d’âge 28 ans !
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La start-up nancéienne Yeeld propose de révolutionner l’approche de l’épargne : mettre de l’argent de côté pour un projet sans y penser, notamment grâce aux dépenses d’une carte bancaire intelligente. Plus simple qu’il n’y paraît…

Il y a quelques mois, une petite start-up nancéienne du nom de Piggou proposait une façon originale de mettre de l’argent de côté en arrondissant à l’euro supérieur ses achats. Grâce à un simple site internet, les plus réticents à l’épargne voyaient enfin la possibilité d’avoir une tirelire 2.0 sans trop se prendre la tête.

Avec la même équipe plus étoffée et un nouveau responsable, Nagib Beydoun, Piggou vient de se transformer en Yeeld. La nouvelle structure se place résolument dans la catégorie des néo-banques et ambitionne d’améliorer le système mis en place par Piggou. «Plusieurs études ont clairement montré que la nouvelle génération, celle qui commence à dépenser, a beaucoup de mal à épargner, explique Nagib Beydoun. La moitié d’entre eux épargne moins de 50 € par mois et plus d’un tiers moins de 10 € par mois. Cela se traduit par l’impossibilité pour la majorité de cette génération de financer des projets personnels ou de faire face aux imprévus. Les principales raisons de ce problème d’épargne étant le manque d’organisation, de temps, de rigueur ou tout
simplement de volonté. »

Economiser sans y penser

Pour les y aider, un nouveau concept : « économiser sans y penser ». Toujours grâce au principe de l’arrondi à l’euro supérieur, mais aussi grâce aux algorithmes développés par Yeeld : ils observent le comportement financier de l’utilisateur afin de lui proposer d’épargner davantage en fonction de sa situation financière et de ses habitudes. Une sorte d’épargne optimale hebdomadaire promise comme « indolore ». « Parallèlement, l’utilisateur peut définir un projet, avec un budget et une date. Yeeld en tient compte et propose alors une épargne adaptée, poursuit Nagib Beydoun. De cette façon, son projet s’alimente quotidiennement dans son compte Yeeld en isolant une partie de l’épargne de manière à ce qu’elle ne soit pas dépensée par inadvertance. » Gros avantage, Yeeld se comporte un peu comme un grand frère qui vient rappeler à l’utilisateur son projet, le questionnant notamment sur l’opportunité d’un achat d’impulsion. À l’inverse, des encouragements sont dispensés quand le montant de l’épargne envisagée se rapproche.

Un moyen de paiement est aussi proposé grâce à une Mastercard, physique ou virtuelle. Cette carte bancaire offre tous les services modernes d’un moyen de paiement chez une banque en ligne (indépendante du compte courant, hébergée au Crédit Mutuel) mais propose également du cashback lors de chaque dépense. Ce cashback peut atteindre jusqu’à 10 % si les achats sont effectués en ligne chez les partenaires de Yeeld (plusieurs géants du e-commerce) mais aussi dans un vaste réseau de commerçants physiques (déjà plus de 150 enseignes).

Piggou se finançait sur un prélèvement de 3,9 % de la somme épargnée. Un montant qui a peut-être freiné son développement. Yeeld fonctionne par abonnement. La carte est disponible en précommande, elle permet d’obtenir un doublement de son cashback et un an d’abonnement gratuit. En invitant 5 personnes par an sur Yeeld, les utilisateurs conserveront le service gratuit à vie. 3700 personnes sont déjà utilisatrices Piggou, elles devraient facilement se laisser convaincre par Yeeld : « Nous avons été attentifs aux souhaits de ces premiers clients, ce sont eux qui nous ont poussé à faire évoluer notre projet et le rendre plus ambitieux. » Le lancement officiel de Yeeld aura lieu fin mars, la liste d’attente est d’ores et déjà ouverte.

INFOS PRATIQUES :

http://www.yeeld.fr