Dans les couloirs de la clinique Gentilly, elles ne passeront pas inaperçues. Sagement garées pour l’instant, les quatre voiturettes électriques affichent leur superbe.

Toutes les quatre sont de fidèles reproductions de modèles existants des marques les plus prestigieuses : une Audi R8 Spider, une Mercedes classe Gla, une Lamborghini aventador et une BMW. Des sportives en modèle réduit qui accompagneront dès le mois de février les enfants de moins de sept ans sur le chemin du bloc opératoire. Un moment ludique juste avant l’intervention chirurgicale, source importante de stress et d’angoisse pour les plus jeunes patients. « Même si le trajet est assez court entre la chambre du petit patient et le bloc, le faire dans une jolie voiture plutôt que sur un brancard, pouvoir klaxonner, allumer les phares et faire rugir le moteur ça change tout ! » explique Stéphanie Bianchi, responsable de l’unité de soins hospitalisation.

Accompagnés par un brancardier qui pourra à tout moment reprendre le contrôle du véhicule si nécessaire, les enfants participeront ainsi activement à leur prise en charge tout en étant rassurés. Une façon de dédramatiser l’opération. « À la Polyclinique de Gentilly, nous sommes sensibles au bien-être de nos plus jeunes patients, explique Franck Vanlangendonck, directeur de la polyclinique. Ces voiturettes apaiseront les angoisses des enfants, mais aussi leurs parents, à un moment crucial qu’il faut savoir désamorcer. »

RÉCUPÉRATION AMÉLIORÉE

Le nouveau dispositif vient compléter une prise en charge psychologique plus globale autour des interventions chirurgicales des enfants : « Nous avons déjà une consultation baptisée Récupération améliorée après chirurgie qui implique les enfants et les parents en leur expliquant en détail toutes les étapes de la prise en charge dans un espace dédié où se trouveront d’ailleurs les nouvelles voitures », détaille Christine Stempfel, responsable de l’unité de soins ambulatoires.

Tous ces moyens ont prouvé leur utilité pour apaiser l’inquiétude des enfants et permettent de réduire l’utilisation de sédatifs préopératoires. Des protocoles ont été spécialement mis en place pour concilier ce moment ludique et les exigences de sécurité et d’asepsie d’un bloc opératoire. L’an dernier, la Polyclinique de Gentilly, à Nancy, a pris en charge 400 enfants.