Avec son concept original de galerie à mi-chemin entre cabinet de curiosités et espace vintage, la galerie Sur son 31 a dessiné les contours d’un nouveau type de commerce : la brocante urbaine. Un succès depuis deux ans qui s’exportera bientôt une fois par mois sur la place Charles III.

Quand Jacky Baldini, alias Baldo voulait expliquer en deux mots le nouvel espace qu’il avait ouvert il y a deux ans, il cherchait souvent les mots : « Ce melting pot d’univers différents était difficile à résumer. Meubles anciens, pièces originales signées de créateurs, vinyles et jouets anciens, bouquinistes, avec notre vingtaine de stands, nous utilisions notamment le mot vintage mais qui devient aujourd’hui un peu fourre-tout ». Pour bien s’imaginer la Galerie sur son 31, il faut se figurer un vaste espace en plein centre-ville, avec des « corners » pour organiser les ventes. « Une sorte de grand magasin comme le Printemps, explique Élise – la fille de Baldo qui fait aussi partie de l’aventure depuis son lancement – qui vous replongerait dans les décennies précédentes».

C’est lorsqu’il se retrouve à la retraite que Baldo, qui nourrit une passion pour la brocante et les antiquités se décide à ouvrir le grand espace dont il rêve depuis 25 ans. Il propose à des amis brocanteurs, collectionneurs, des artistes de venir investir les lieux. Aujourd’hui ils sont une vingtaine. Certains travaillent sur place, comme ce restaurateur de miroirs ou cette artiste peintre. Ils trouvent ici une visibilité et le lieu gagne en animation. « La Galerie est tout de suite devenue un lieu vivant, toujours animé, explique Élise. C’est le secret de mon père qui a fait sa première carrière en tenant des bistrots ou des salles de spectacles comme le Barnum ou l’Austra où l’ambiance était unique ». La galerie s’est vite agrandie passant de 130 m2 à près de 800 aujourd’hui, devenant une référence régionale dans le domaine de la brocante. Années 50 ou 60, mobilier scandinave, tous les best-sellers actuels retrouvent ici une seconde jeunesse. « Il est important de préciser que nous ne proposons que des pièces originales. Face à l’engouement actuel sur le vintage, la demande est parfois tellement grande que certains clients se laissent tenter ailleurs par des rééditions, des imitations, détaille Élise Baldini. Ici, nous expliquons, nous conseillons, comme dans une vraie brocante. » Le nom de Brocante urbaine s’est donc imposé, comme un redéfinition de ce commerce unique. Où l’on peut aussi venir faire estimer gratuitement des meubles ou des objets et les laisser en dépôt-vente : « Ce n’est pas le gros de notre stock, mais ça permet de créer un lien. Pour le reste nous laissons aux professionnels que nous hébergeons le soin de créer leur propre univers, chaque coin de vente vous invite ainsi à rentrer dans un univers unique. »

Devant le succès de la galerie, l’équipe de Baldo a décidé de sortir de ses murs pour investir le quartier. À partir du mois d’avril, les Puces gourmandes s’exporteront une fois par mois sur la place Charles III. Un mélange de marché d’antiquités, de brocante et de produits du terroir. « Nous avons voulu nous impliquer dans la vie du quartier et notamment les week-ends, raconte Élise. Proposer des objets en extérieur les rend beaucoup plus accessibles et permet aussi de toucher un public qui n’oserait pas pousser la porte de la galerie. Le projet nous trottait dans la tête depuis un an, nous en avons parlé à des amis brocanteurs des pays limitrophes qui ont tout de suite adhéré ». La place Charles III prendra des airs de la place du Jeu de Balle de Bruxelles, tous les deuxièmes week-ends du mois. Des dates choisies pour venir en complément du marché aux puces de la Vieille-Ville.

INFOS PRATIQUES :

31, rue des Quatre Églises à Nancy
Facebook @lagaleriesurson31

Ouvert du mardi au samedi de 10 h à 19 h 30
et le dimanche de 14 h à 19 h