Mon Ket, le nouveau film de François Damiens, tourné en caméras cachées, à découvrir dans les salles.
© Studio Canal

Truand à la petite semaine, Dany Versavel passe son temps de détention à faire le malin derrière les barreaux. Mais Dany a un fils et, sans paraphraser Balavoine, c’est aussi sa raison de vivre et il n’a pas l’intention de passer à côté. Dany va donc se faire la malle pour passer plus de temps avec son garçon, en commençant par apprendre à mieux le connaître…

Une découverte de l’autre qui va donner lieu à une cascade de situations cocasses. Car Mon Ket (expression bruxelloise synonyme de fierté, dit le dossier de presse) n’est pas un film de fiction comme les autres… mais le premier film de François Damiens comme réalisateur. Alors, pour son premier passage derrière la caméra (et sans doute aussi un peu pour se rassurer), l’acteur et humoriste belge revient à ses premières amours : les caméras cachées.

Les amateurs des facéties de « François l’embrouille » (le personnage qu’il incarnait dans ses caméras planquées) en auront pour leurs frais. Sorte de croisement entre son travail passé, Borat (le vrai modèle du genre) et le Bad Grandpa fomenté par les équipes de Jakass, le film de Damiens est un trait d’union entre sa carrière d’acteur et d’emmerdeur télévisuel.

Ici, son film prétexte un scénario pour enchaîner les pièges et autres canulars. Suite de sketchs assemblés plutôt que récit au long cours, Mon Ket suit Damiens et une vingtaine de personnes cibles de ses caméras cachées. Des protagonistes ordinaires qui jalonnent une intrigue fragile et un brin artificielle. Mais qu’importe : c’est plutôt pour ses quidams crédules qui tombent dans le panneau que l’on regarde Mon Ket.

Et pour François Damiens, passé maître en la matière, qui n’hésite jamais à les pousser dans leurs derniers retranchements. Même si, à l’arrivée, Mon Ket se révèle résolument tendre derrière la blague et les faux-semblants.

Un film de et avec François Damiens, Matteo Salamone, tatiana Rojo,… 1 h 29. Sortie le 30 mai.