© Christophe Toffolo
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50 ans « et des brouettes » de carrière au compteur et toujours la même énergie qu’à ses débuts : Michel Fugain part en tournée avec 6 musiciens. Sur scène, ils interprètent ses plus grands titres remis aux couleurs d’aujourd’hui. Rencontre avant son étape à Ludres le 10 février.

50 ans de carrière… Si on vous l’avait prédit à vos débuts, vous y auriez cru ?

Michel Fugain  50 ans vous êtes sympa mais il y a des brouettes à rajouter ! J’ai commencé par écrire pour les autres avant de me lancer dans la chanson. Si on m’avait prédit cette carrière, je n’y aurais pas forcément cru. À l’époque personne ne misait un Kopek sur moi mais je m’en foutais. On était des glandeurs insouciants, sans problème de chômage et pas obsédés par la rentabilité. 50 ans de chansons, si je regarde dans le rétro je suis amusé que ça ait duré si longtemps, oui.

Comment êtes-vous arrivé à la chanson ?

Au départ je voulais faire du cinéma. J’ai arrêté mes études de médecine à Grenoble pour devenir assistant réalisateur. Dans un cours de comédie, un soir un des copains de la bande dit qu’il veut chanter. Je lance, comme ça, que vais lui écrire sa chanson. Ce copain, c’est Michel Sardou et grâce à lui j’ai découvert que j’étais un mélodiste, je ne le savais pas. Sans ce coup de pouce du destin, je serais sûrement cinéaste aujourd’hui. J’ai commencé par écrire pour Hugues Aufray, Dalida, Marie Laforêt et un jour, son directeur artistique me propose d’enregistrer mon propre disque en 1966.

« Je suis le contraire de nostalgique »

Et puis il y a le phénomène Big Bazar, 5 ans de succès, de tournées, de vie de troupe… Vous êtes nostalgique de cette époque ?

Je n’ai jamais été nostalgique de rien du tout car j’ai toujours fait en sorte que mon présent soit intéressant. Oui on avait des pattes d’eph’ et des cheveux longs mais on était loin de vivre comme des hippies. Le Big Bazar c’était plutôt une sorte de Kibboutz et beaucoup de travail. C’était une grosse machine avec 35 comédiens, danseurs, chanteurs, techniciens, un chapiteau… Loin de l’idée qu’on se fait du flower power.

Aujourd’hui vous entamez une tournée avec Pluribus 2.0, vous aimez partager la scène avec une bande ?

C’est plus un groupe qu’une troupe ! Pendant trois ans nous avons chanté ensemble dans une plus grande formation. Aujourd’hui nous sommes 7 sur scène et tout le monde chante. C’est une sacrée bande de supers musiciens et ne croyez pas qu’ils sont juste là pour accompagner Fugain, nous sommes un vrai groupe, j’y tiens. À chaque moment de ma carrière, même en solo, j’ai toujours été entouré d’un groupe de potes, on dit souvent que je suis un « homme de bande », ce qui m’intéresse c’est l’humain.

À quoi ressemble ce nouveau spectacle ?

C’est un concert mais pas que… Il y a quelques mois, j’ai imaginé une Causerie musicale pour répondre à toutes les questions que le public me pose. Gros succès au théâtre de l’Atelier qui m’a incité à mettre un peu de ces causeries dans mon nouveau spectacle. J’ai une anecdote par chanson. Entre la tchatche et les 24 chansons ça donne un moment original. Les gens y redécouvrent les chansons qu’ils connaissent et d’autres que même moi j’avais oubliées.

Après ces deux mois de tournée, vous avez déjà d’autres projets ?

En novembre, je part sur les routes avec les causeries musicales, dans de plus petites villes et de plus petites salles, c’est un plaisir dont je n’ai pas envie de me passer. Les gens ne sont pas juste devant moi sur scène, ils sont des rencontres. Après les concerts, je vais toujours les voir. On discute et je suis un super écouteur ! C’est ça que j’ai envie de vivre, jusqu’à « cent ans peut-être » comme dit la chanson…INFOS PRATIQUES: 

Espace Chaudeau à Ludres à 20h

Tarifs : 36€ à 46 €

http://www.label-ln.fr