© L'Épiphanographe. Dorian Cessa

La 44e édition du NJP reprend ses quartiers d’automne à la Pépinière et dans plusieurs autres lieux culturels de la ville du 11 au 21 octobre. Les puristes du jazz, les amateurs de rock ou de chanson française y feront à nouveau de belles découvertes autour de valeurs sûres. Morceaux choisis.

Comme pour prendre un peu les choses à rebrousse-poil, alors que les festivals de Jazz en France sont presque tous estivaux, Nancy a un jour décidé de mettre le sien en automne. À contre-saison mais ouvert à tous les courants musicaux, « voisins » du jazz. C’est cette large palette qui a fait le succès du NJP et qui lui permet aujourd’hui, par-delà les aléas et les difficultés que rencontrent nombre de ces festivals, de revenir encore plus frais que jamais.

Et ce n’est pas un hasard si chaque année qui tourne voit revenir aux manettes du plus gros événement culturel de la ville avec le Livre sur la Place, son fondateur, Claude-Jean Antoine, dit Tito. Le NJP, c’est lui. Mais l’homme aime disparaître derrière son bébé, créé en 1973. Il ne parle que du présent et de la programmation : « Elle fait cohabiter les univers musicaux qui se rejoignent dans la même envie de bousculer les oreilles et les conventions, tout en satisfaisant cet irrésistible besoin d’aller vers des artistes et projets musicaux nouveaux. »

Le Grand-Est en force

Derrière les allées impeccables de la Pépinière, le NJP aime les circuits sinueux. Pour mieux rendre compte de la diversité de son programme ambitieux, il ne s’en tient pas à un lieu, ni même à plusieurs scènes. Chapiteau, Magic Mirrors, Autre Canal, Hublot, Salle Poirel, Manufacture : tout ce qui peut contenir une scène et son public fait partie de l’aventure chaque année. À chaque endroit son style. Cette année, la foule est attendue au Chapiteau (tant mieux, c’est là qu’il y a le plus de place) pour des soirées avec le nancéien devenu américain CharlÉlie Couture, la nouvelle meilleure amie de la chanson française Juliette Armanet ou le jazz-funk de Keziah Jones.

L’Opéra national de Lorraine (on a failli l’oublier) affiche déjà complet pour la venue de la chanteuse Camille, avec la nancéienne Laura Cahen, dont nous vous avons déjà parlé dans ces colonnes en lever de rideau.

Côté grands classique du jazz, on notera la venue de Wallace Roney à la Manufacture, le meilleur endroit pour se poser et apprécier une telle pointure. Si vous préférez bouger, direction l’Autre Canal ou le Magic Mirrors, qui invite l’électronique à se marier avec le jazz. Toute en élégance pointue, la salle Poirel décroche le chanteur Thomas Fersen ou le clarinettiste jazz Michel Portal. La liste est longue et se complète d’un bon nombre d’artistes régionaux (l’adjectif ne renseignant que sur l’origine et non sur le talent). Et si vous alliez découvrir le Trash Burrito Garage, style musical dont le seul représentant, le nancéien Tequila Savate se produit au Hublot. Si vous comptiez emmener vos grands ados, optez pour The Last Train, jeune groupe de rockers Mulhousien bien parti pour finir en poster dans les chambres de fans exigeants. Et pourquoi pas une fin de matinée avec vos tout-petit (dès 4 ans) pour aller applaudir Rio Clap Clap Clap au Magic Kids, un joli conte, en musique et en chanson signé du nancéien Eddy la Gooyatsh.

Pour affronter ce déferlement de musique et parvenir à s’y retrouver, rien de tel qu’une réunion préparatoire entre amis lors des apéros Nancy Jazz Poursuite qui font la tournée de plusieurs bars de la ville en début de soirée pendant toute la durée du NJP. Alors, une fois votre choix fait, il sera temps de battre du pied et de partir affronter l’automne.

INFOS PRATIQUES

Nancy Jazz Pulsations

du 11 au 24 octobre

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