© Yves Bottalico

On l’a connue en version pop, en version bretonne, Nolwenn Leroy revient en version Folk. Son album de reprises des grands succès folk des années 70 est célébré depuis l’an dernier par un grande tournée qui fera étape à l’Arsenal de Toul.

Un an à peine après votre album original Gemme, vous revenez avec des reprises de chansons folk ? D’où vous est venue l’envie de ce nouveau projet ?

L’idée est née lors de la sortie de Bretonne, de travailler un jour peut-être sur une suite mais qui ne serait pas une suite ! Bretonne était lié à mes racines celtes et Folk en est un peu l’extension. Il y a un lien entre les deux : le premier chanteur folk français est Alan Stivell ! Faire un Bretonne n°2 ne m’intéressait pas du tout mais faire revivre des chansons parfois oubliées des années 70, en proposer une nouvelle lecture sans trahir les versions originales me tentait vraiment.

Ces chansons ont-elles bercé votre enfance ?

Je suis née au début des années 80, donc pas vraiment, mais ma mère les écoutait toutes. Je fantasme un peu les années 70, j’ai l’impression que c’était une période où la vie était plus douce, que les gens étaient plus heureux. Ça se ressent dans la mode et dans la musique. J’aurais bien aimé vivre ma jeunesse à cette époque-là !

Comment avez-vous choisi les chansons de l’album ?

Je ne voulais pas faire un album long alors forcément le choix a été difficile. J’ai demandé autour de moi les chansons qui avait marqué. Certaines comme So far away from LA de Nicolas Peyrac se sont imposées. Pour moi elle fait partie des titres intemporels et universels ; on ne pouvait pas s’en passer. J’adore remonter le temps, ramener les gens sur la bande originale de leur vie et faire découvrir des chansons à la jeune génération. Avec Folk, je suis gâtée.

Vous avez voulu une ambiance très intimiste, pourquoi ?

C’était un parti pris dès le départ. Nous avons enregistré comme à l’époque, en live tous ensemble en studio. Il y a très peu d’albums qui sont enregistrés de cette manière aujourd’hui, cela rajoute une chaleur au son. La tournée se fait dans des théâtres et des petites salles. C’est une ambiance très cosy qui va bien avec ces chansons qui réchauffent le cœur. J’adore cette tournée, je suis un peu triste qu’elle se termine bientôt.

Un break ? Un nouvel album ? Quels sont vos projets pour l’année à venir ?

J’ai dit dans une interview que j’allais faire une pause après la tournée et ça s’est transformé en « j’arrête ma carrière ». C’est faux, je vais me reposer un peu comme après chaque tournée, prendre un peu de recul et du temps pour écrire des chansons et revenir fin 2020, je l’espère, avec un nouvel album original.

INFOS PRATIQUES :

Vendredi 22 novembre à 20h

Salle de l’Arsenal à Toul – De 44 à 48 €

ACCUEIL

© Yves Bottalico