Ryan Porter
© Ruff Draft

Première édition du NJP avec à sa tête le nouveau directeur artistique Thibaud Rolland. Une promesse d’évolution sans révolution : les fidèles retrouveront leurs marques tandis que la nouvelle touche se dessine déjà. Du 9 au 19 octobre 2019, ça fait beaucoup de neuf, non ?

Il est des signes qui ne trompent pas. Un peu avant l’été, l’équipe du NJP dévoilait une série de cinq affiches différentes pour incarner la nouvelle édition, là où pendant quatre décennies on avait l’habitude d’un exemplaire unique. Le nouveau directeur-programmateur, Thibaud Rolland, voyait un symbole « d’envol et de nouveau départ » dans les avions figurés sur les affiches.

Thibaud Rolland clame haut et fort ne pas vouloir transformer le festival et promet de garder « ce qui fonctionne ». À quelques jours du coup d’envoi du NJP, on retrouve donc cette même vibration dans les allées de la Pep et les réservations vont bon train. Difficile ici de faire un choix pour faire émerger une tendance qui résumerait la nouvelle édition. Fidélité en tout cas a été donnée à l’équilibre entre les têtes d’affiches nouvelle génération (Metronomy), ancienne génération (Catherine Ringer), le jazz-soul grand public (Raphael Saadiq) et le jazz tout court (Kyle Eastwood). Les noms connus sont présents cette année sur un programme qui affiche son ambition avec par exemple Laurent De Wilde, Paul Personne ou Angélique Kidjo.

Mais au-delà des noms, ce sont les styles qui façonnent le NJP. À chaque lieu son genre : bondissant à l’Autre Canal, classe à l’Opéra, pur à la Manufacture, festif sous le chapiteau, décalé au Magic Mirror ou au Hublot.

Moins visible, mais tout aussi importante dans la tranquille mutation qu’a commencée le NJP, cette ouverture à l’international et à la production. Cette année, un projet avec le Sénégal a initié un cycle annuel de création artistique avec un pays étranger, avant la Tunisie l’an prochain. On pourra apprécier la réunion inattendue de l’espoir sénégalais de la kora Boubacar Cissokho et du saxophoniste et slameur lorrain Julien Petit. Le soutien aux artistes régionaux a aussi été accentué, le NJP a ainsi produit le gagnant du tremplin Jazz Up pour le faire tourner sous l’étiquette NJP partout en France : Léon Phal Quintet.

Au rayon des recettes inchangées, le jeune public retrouvera ses traditionnels rendez-vous et toute la ville investira les allées des la Pep lors du dimanche Pep en Fête, avec ses dizaines de concerts gratuits, ses déambulations et son esprit guinguette qui aime célébrer l’arrivée de l’automne avec un coup de soleil musical.

INFOS PRATIQUES :

Du mercredi 9 au samedi 19 octobre

À Nancy et en région – Pep en Fête, dimanche 13 octobre
http://www.nancyjazzpulsations.com