© RENO MASTERSTONE
Originaire de Nancy, le guitariste du plus grand groupe français actuel a commencé par être simple fan du groupe. Olivier Gérard, dit oLi dE SaT, nous raconte son étonnant parcours à l’occasion du concert d’Indochine à Nancy le 23 juin prochain, en plein air au Zenith.

La nouvelle tournée d’Indochine vous ramène à Nancy, vous y avez gardé des attaches ?

Même si j’ai quitté Nancy à l’âge de 8 ans j’y reviens très souvent. Toute ma famille est en Lorraine. Mon frère aîné Didier – qui m’a ouvert grand les oreilles et fait découvrir la musique – est revenu s’installer à Nancy il y a quelques années. Alors, oui, on peut dire que j’ai quelques attaches solides !

Entre Nicola Sirkis et moi ça a tout de suite collé

Avant d’intégrer le groupe, vous étiez fan d’Indochine ?

J’étais fan dans les années 1985-1986 et j’avais surtout accroché sur le live au Zénith. Mais j’étais tout sauf un fan-groupie et j’écoutais beaucoup de musiques indus, des choses un peu plus extrêmes… Cure, Curve ou les premiers Depeche Mode. Mon groupe-phare était, et est toujours, Nine Inch Nails mais j’ai toujours écouté Indochine, même dans les années 90 quand le groupe était moins exposé.

Quel a été votre premier contact avec le groupe ?

En rangeant notre appart, mon épouse, que j’ai rencontrée en licence d’arts plastiques dans le 93, est tombée sur l’adresse griffonnée de Nicola Sirkis. Elle m’a incité à lui envoyer mes dessins. Deux jours plus tard, je reçois un fax de Nicola qui voulait en savoir plus. Ensuite, il m’a proposé de réaliser la couverture du single Satellite – d’où mon nom de scène – cela aurait pu s’arrêter là, j’étais déjà super content.

Puis tout s’est enchaîné…

Après notre collaboration sur Satellite, nous avons sympathisé et je lui ai fait écouter les petits bidouillages musicaux que je faisais dans ma chambre. J’ai été étonné que Nicola soit si accessible, curieux et proche de ses fans. À l’époque, il y avait un 3615 Indo et c’était lui qui répondait en personne ! Entre nous, ça a tout de suite collé alors quand il m’a rappelé pour me proposer d’être leur chauffeur je n’ai pas hésité. Dans la foulée j’ai aussi géré le prompteur avant que Nicola me demande de collaborer aussi en musique.

Et puis il y a eu l’album Paradize

Nicola s’est souvenu de mes bidouillages et m’a demandé de faire des arrangements sur Danceteria. Quand il m’a demandé d’être le réalisateur de Paradize, j’ai dit oui sans vraiment savoir ce que cela représentait. Pour moi c’est l’album de toutes les premières fois : composition, réalisation et premiers pas sur scène à l’Elysée Montmartre. Pour la plupart des fans du groupe je représente le conte de fées. Au début de l’aventure j’étais leur pote et je continue à leur dire de croire en leurs rêves.

Aujourd’hui vous faite partie du plus grand groupe français actuel, comment expliquez-vous ce succès au fil des années ?

Je crois que le groupe est à la fois fidèle à ce qu’il était à ses débuts et qu’il a su évoluer, s’ouvrir à d’autres auteurs comme Jean-Louis Murat ou Mickey 3D et à d’autres sonorités. En 5 ans, le groupe que certains trouvaient ringard est revenu sur le devant de la scène.

Vous avez commencé cette nouvelle tournée en février, les fans sont toujours là ?

Ils sont toujours là et ils ont tous les âges. Il y a les fans de toujours et les plus jeunes, c’est d’ailleurs l’enfer pour faire des set lists qui plaisent à tout le monde ! Cette tournée est assez familiale et on en est fiers. À Nancy, les fans auront droit à un un show à part avec plein d’invités surprise.

INFOS PRATIQUES

Indochine + guests

Samedi 23 juin à 18 h 30

Amphithéâtre plein-air du Zénith de Nancy

Tarif : 48 euros 

http://www.label-ln.fr