© Yvonne Corbière

À sa façon, Victor Trapp revisite la manière de faire du rap en lui faisant faire une vraie sortie de route déjantée, électronique et festive. De l’humour et une grosse dose d’énergie à découvrir de préférence sur scène.

Il a une bobine d’étudiant avec ses lunettes et ses cheveux bouclés. Mais un je ne sais quoi, dans l’œil, d’enfant pas sage. Victor est titulaire d’un master en droit de l’environnement et accompagne aujourd’hui les festivals de musique dans leurs efforts écologiques, notamment les Eurockéennes. Ça tombe bien, il est fondu de musique, principalement de rap, qu’il écoute depuis toujours en parallèle de l’apprentissage du saxophone. « C’est la liberté qu’offrait ce style de musique qui m’a plu. J’ai commencé à écrire des textes et avec deux potes de Tonnoy on a mis ça en musique sous la forme d’une bonne blague », raconte Victor. Inspiré par la musicalité des rappeurs anglais « très techniques mais avec beaucoup d’humour. J’aime le grime anglais qui me plaît avec son mélange rap et d’électro et les flows rapides des rappeurs comme Wiley, Skepta ou Dizzee Rascal ». L’an dernier, il met en ligne une première vidéo sur YouTube qui aurait pu, comme pour des centaines d’amateurs, rester un coup d’épée dans l’eau.

Mais celui qui se baptise « Bobine de cui­vre » décroche en quelques semaines une vingtaine de propositions de concerts, principalement dans la région. Avec ses comparses Bogdan, Kija et DJ Ferrari, ils ont la révélation de la scène. « Au-delà du concert, nous avons toujours voulu que nos passages sur scène soient de vrais shows. Lumières, chorégraphies et même pas mal de costumes – fabriqués par ma mère ! Chez Bobine chacun apporte on énergie et tout est « fait maison » – c’est avant tout du spectacle vivant. Bogdan maî­trise l’art d’occuper l’espace scénique et d’exalter la foule. Kija électrise le public par ses danses endiablées. Et derrière les platines, parfois armé d’une guitare dans une ambiance gonflée à bloc, DJ Ferrari vous propulse un spectacle rugissant. »

Victor Trapp écrit les textes et confie l’écriture de la musique à d’autres artistes. Musicalement, l’électro domine et apporte l’énergie : « Pour schématiser je suis un peu le croisement illégitime entre Vald et Salut c’est Cool. » Le premier album Trapp My World sort le 23 septembre 2019, tandis que les prestations scéniques sont peaufinées grâce au soutien et à l’accompagnement de l’Autre Canal, qui les accueille en résidence lors des auditions régionales pour les Inouïs du Printemps de Bourges. « Nous avons appris énormément grâce aux professionnels, reconnait Victor. Un coach scénique, des ingés son et lumière, tout ça nous a permis de faire un bond en avant. Ce qui était au départ une bonne blague entre potes commence à prendre de l’épaisseur. » Un prochain album est déjà en préparation pour 2021. Pour profiter du tourbillon de rythmes de Bobine de cuivre, le prochain rendez-vous est début avril, dans le cadre des Afters du festival Ring à la Manufacture.

INFOS PRATIQUES : 

En concert le mercredi 8 avril à 20h30

Bar du théâtre de la Manufacture à Nancy
Entrée libre – www.youtube.com/c/bobinedecuivre et Facebook @Bobinedecuivre