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Le sculpteur français le plus vendu au monde expose sept œuvres monumentales représentant des animaux sauvages dans des lieux emblématiques de Nancy. Artiste populaire au sens noble du terme, il se lance aussi dans un one-man-show qu’il présentera salle Raugraff.

Avant de devenir l’artiste français le plus vendu au monde, quel a été votre parcours ?

J’ai eu plein de vies différentes mais la sculpture a toujours été là. Vers 4 ans je modelais déjà des éléphants et des hippopotames en terre cuite. Je faisais aussi du théâtre, de la musique… Mais je n’étais pas dans une famille où l’on pouvait envisager de travailler dans ce domaine. J’ai mis l’art de côté pour un métier plus ”classique”. J’ai travaillé dans l’immobilier pendant plusieurs années. À 36 ans, je me suis senti à l’étroit dans ce costume, j’ai tout plaqué pour revenir à l’essentiel et devenir artiste.

Votre première œuvre exposée a tout de suite eu du succès ?

Tout a commencé avec un crocodile en résine rouge présenté à Deauville à l’occasion du Festival du film américain. Ça été un vrai buzz, mais avant d’en arriver là, j’ai beaucoup bossé. J’étais un peu timide et j’ai eu besoin de trouver un concept assez fort, je l’ai baptisé Born Wild. L’idée est de représenter des animaux sauvages et violents pour faire réfléchir sur la violence humaine. Mais ma priorité c’est que mon art soit accessible, sans avoir besoin de codes pour le comprendre. Je suis un artiste populaire au bon sens du terme, je veux partager des émotions, de l’amour, du rire…

À Nancy, comme à Lens ou Courchevel récemment, vous allez exposer en plein-air, pourquoi pas au musée ?

Les expos à ciel ouvert ou dans ces lieux insolites c’est un peu ma marque de fabrique ! Certaines personnes n’osent pas pousser la porte des musées et moi j’ai envie d’amener l’art au spectateur gratuitement, sans message compliqué. Démocratiser l’art, casser les codes c’est ce qui me motive et tant pis si ça fait grincer des dents.

Comment êtes-vous perçu dans le milieu de l’art contemporain ?

Depuis mes débuts mon parcours a été semé d’embûches. Je n’avais pas le cursus, pas la carte, je n’étais pas coopté… Ça été très violent. Je n’ai pas d’amertume, je trace ma route et je partage ma passion avec le plus grand nombre.

Sculpteur, designer, auteur, DJ et maintenant humoriste, qu’est-ce qui vous a poussé vers la scène ?

Tout m’intéresse et je ne vois pas pourquoi je devrais me contenter d’un mode d’expression. J’ai déjà fait de grandes scènes comme DJ mais la scène c’est un nouveau challenge, on se met à nu. C’est Baffie qui m’a donné envie de me lancer, il a d’ailleurs co-écrit le spectacle. J’y raconte ma vie en faisant des ponts entre l’histoire de l’art et mon histoire perso. C’est un ovni, un objet atypique, drôle et interactif que je modèle sur scène un peu partout avant de le jouer à l’Olympia en juin.

INFOS PRATIQUES : 

Expositions des œuvres monumentales : un kong rouge à l’Office de Tourisme, un crocodile de 5 mètres au Parc de la Pépinière, un kong ajouré de 3 mètres 50 place Nelson Mandela, un cerf de 3 mètres place Charles III, un ours blanc de 2 mètres 30 place Simone Weil, un hippopotame rue des ponts ou encore un kong et un requin au centre commercial St Sebastien

Du 15 mai au 30 août

Œuvres inédites : L’Autre Galerie, rue Raugraff

Du 15 mai au 30 août

One man show Tête de Kong 
Dimanche 20 mai à 21 h salle Raugraff – 19 €

http://www.richardorlinski.fr