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Pour fêter ses 40 ans de carrière, la chanteuse a relevé le défi de remonter son premier spectacle, qui avait contribué en 1980 à sa renommée.Le public répond présent et la  tournée, qui fait étape au Zénith de Nancy, est un triomphe.

Qu’est ce qui vous a poussée à remonter Le Soulier qui vole ?

Je voulais célébrer en beauté mes 40 ans de carrière ! Rejouer Le Soulier qui vole – presque 40 ans jour pour jour après sont triomphe au Palais des congrès de Paris – s’est imposé. Cela n’a pas été facile de persuader les producteurs. Tous me disaient « c’est démodé, ça ne marchera jamais ». J’ai tenu bon et c’est un carton partout ! Nous avons dû rajouter des dates et la tournée nous mènera partout, y compris à Tahiti, Nouméa ou La Réunion en 2021.

Quelles sont les différences entre les versions 1980 et 2020 ?

Nous avons souhaité garder tout ce qui faisait du Soulier qui vole une grande comédie musicale. Les 400 costumes ont 40 ans et n’ont pas bougé. Je suis très fière d’avoir pu garder l’authenticité, les décors et tous ces petits détails qui font la différence. La vraie différence c’est qu’aujourd’hui, il n’y en a plus ! En 1980, il y avait un grand show à Paris et de plus petits en province. Cela m’avait chagrinée, alors, pour l’anniversaire, j’ai voulu que tout soit en grand.

Comment réagit le public ?

C’est très émouvant car il y a jusqu’à trois générations dans la salle. Les parents y re- trouvent la magie de leur enfance et les enfants, malgré internet et les jeux vidéo, sont aussi embarqués dans l’histoire.

Quel est le secret de la réussite de ce spectacle ? La magie de l’histoire, de la musique et des personnages est intacte. Le panda fait toujours un triomphe, les petites filles adorent Bécassine – il y en a toujours énormément qui sont déguisées et qui envahissent la scène au moment de sa chanson. L’histoire de Marie-Rose est intemporelle.

Vous avez passé une partie de votre enfance en Lorraine, quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai passé toutes mes vacances à Remiremont chez ma grand-mère. C’était assez strict mais j’ai gardé des souvenirs formidables et un goût des traditions. Nous fêtions la Saint-Nicolas, cela m’a beaucoup marquée.

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Je voulais être grand reporter et j’ai commencé ma vie d’artiste dans les années 60 par hasard. Il fallait remplacer une chanteuse quelques minutes sur le plateau des Carpentier. J’ai chanté Adieu les jolis foulards et tout s’est enflammé… J’ai joué dans dix films, dont Masculin Féminin de Jean- Luc Godard mais ce qui me plaisait c’était le contact avec le public. Rien n’a jamais été calculé. Ma carrière est assez invraisemblable. Plus de 2 mil- lions de spectateurs ont adopté mon Soulier et le rêve continue…

INFOS PRATIQUES :

Samedi 8 février à 15 h

Zénith de Nancy – De 29 à 59 €

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