© Yann Orhan

Il mélange la magie, la science et les effets spéciaux. Le Québécois Luc Langevin est la valeur montante de l’illusion moderne. Sa tournée française fait étape à l’espace Chaudeau de Ludres. Attention, enchantement garanti !

Il a fait ses armes entre les labos de sciences physiques et les plateaux de télé. Même le parcours de ce trentenaire pourrait sembler une illusion. Luc Langevin, qui célèbre cette année ses dix ans de carrière, s’est taillé une solide réputation dans le monde de la magie, toujours en quête de renouvellement. Son nouveau spectacle Maintenant demain frappe fort avec, sur scène, un numéro de téléportation entre deux coffres-forts. Le spectateur qui se prête à l’expérience est même autorisé à filmer avec son smartphone. Rien n’y fait, en deux secondes, la téléportation est réussie et le public médusé, incrédule. À côté de ces numéros d’exception, des moments de magie plus classique mettent en valeur la gouaille et le charme de cet artiste qui se qualifie « d’ancien timide ».

Enfant, il est autant fasciné par les tours de magie que par la science qui pour lui est la clé pour les décrypter, les comprendre. Il aime à cette époque voir que derrière chaque illusion se cache un ingénieux procédé, protégé par un secret que seule une fastidieuse quête de compréhension peut percer. Titulaire d’une maîtrise en optique, il commence un doctorat lorsque la télévision canadienne fait appel à lui pour animer des émissions aux frontières de la science et de la magie : « Pour comprendre la science, il faut saisir ce qui nous empêche de voir les vraies choses », explique celui qui est aujourd’hui le plus scientifique des magiciens. Sa crédibilité et son sérieux n’ont d’égal aujourd’hui que sa créativité.

En une décennie, il a réussi à dépoussiérer les spectacles de magie n’hésitant pas à mélanger les genres avec des touches notamment de mentalisme. Habitué à interagir avec le public, Luc Langevin fait appel aux spectateurs à plusieurs reprises et de différentes façons au cours du spectacle. Il offre aussi des tours tout en musique et en jeux de lumière. Et même s’il n’ira pas marcher sur les plates-bandes, désormais un brin kitsch de David Copperfield qui fit en son temps disparaître la Tour Eiffel, le Québécois compte bien faire de sa tournée française une rampe de lancement pour une carrière internationale. Ne dit-il pas lui-même avec cette poésie qui lui est propre : « Si vos plus grands rêves vous semblent inatteignables, croyez-moi ce n’est qu’une illusion. »

Mercredi 24 avril à 20 h

Espace Chaudeau à Ludres – De 40 à 46€

http://www.label-ln.fr