© Arash Khaksari

 

Le roi de la punchline est de retour sur les planches avec un nouveau one-man-show qui s’attaque sans détour aux sujets graves de notre société. Une confirmation pour ce touche-à-tout repéré par Laurent Ruquier, propulsé par le Jamel Comedy Club, qui a déjà fait ses preuves en spectacle, au ciné ou à la télévision.

De la danse au stand-up, vous avez toujours rêvé d’être sur scène ?

C’était assez compliqué d’imaginer ça comme un métier, ce n’est pas inscrit dans les débouchés post-bac ! J’ai toujours adoré la scène. Je tiens ça des mes années d’ado où j’ai fait pas mal de spectacles de danse hip- hop. Un jour j’ai découvert des humoristes américains comme Dave Chappelle, Eddy Griffin ou Bill Burr sur YouTube. Je me suis dit « Yes, c’est ça que je veux faire ! » .

De l’envie à sa concrétisation que s’est-il passé ?

J’habitais à Grenoble et concrètement il n’y a avais rien qui tournait autour
de la culture du one-man-show. J’avais un pote à Nantes qui faisait des sketchs dans les bars et qui m’a proposé cinq minutes de scène. Je me suis lancé en me disant que je ne risquais rien. Si ça n’avait pas marché, je serai retourné chez moi, Mais ça a marché ! je me suis installé à Nantes où je jouais tous les soirs. Au dé- but le public était plus intéressé par l’alcool que par mes vannes. J’ai fini par les convertir ! C’était dingue et super formateur.

La suite vous emmène à Paris ?

J’ai participé – et gagné – au concours Humour en capitale dont le jury était présidé par Laurent Ruquier. Il m’a proposé de participer à son émission On ne demande qu’à en rire, j’y suis resté deux ans. J’ai ensuite fait une scène ouverte au Jamel Comedy Club. Mes deux moteurs ont été Ruquier et Jamel Debbouzze qui m’a, lui, poussé à me lancer en solo.

Ensemble ou rien est votre second one-man-show, comment l’avez-vous écrit ? J’ai demandé aux spectateurs de quoi ils avaient envie de parler. Je me suis rendu compte que ce qui nous lie tous c’est une sorte d’angoisse sur les sujets d’actualité. Il m’a fallu un an de travail pour donner une forme définitive à ce spectacle, nourri de toutes ces expériences.

Quels sont les sujets abordés ?

Des sujets qui inquiètent : la fracture sociale, le racisme, le sexisme et la pédophilie. Mon but à moi, c’est surtout de dédramatiser. Je cherche à montrer l’absurdité dans chaque chose. Je trouve dingue qu’il faille réexpliquer que le racisme, l’homophobie ou l’antisémitisme c’est mal, que la guerre c’est nul…J’ai l’impression d’être Miss France ! Je ne suis pas moralisateur mais je défends le vivre ensemble, ou plutôt le vivre avec.

On vous a vu au cinéma, dans des séries, c’est la suite logique de votre carrière ?

C’est un complément alimentaire ! Sur scène je dis ce que je veux, quand je veux. Sur un plateau on a moins de liberté. On m’a proposé des choses sympa au cinéma, j’ai accepté et je continue à avoir de très beaux projets – dont mon propre film que j’espère tourner cet été – mais mon truc c’est la scène. C’est de là que je viens et c’est là que j’espère finir.

INFOS PRATIQUES : 

Salle Poirel – De 20 à 34 €

http://www.label-ln.fr

Samedi 15 février à 20h