Bertrand Munier
Bertrand Munier
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par Bertrand Munier, journaliste-écrivain

En cette période printanière, l’hippodrome de Nancy-Brabois déroule son tapis vert pour lancer les hostilités de la saison hippique du Grand-Est. L’occasion de découvrir le jockey local Franck Blondel, l’une des valeurs sûres des courses hexagonales de galop.

« Mercredi 12 décembre 2007, hippodrome de la Touques à Deauville. » Le cheval Willywell entraîné par Jean-Pierre Gauvin, offre au jockey meurthe-et-mosellan Franck Blondel, la millième victoire de sa jeune carrière. Bien que Lorrain d’origine, son talent est souvent mis à contribution pour des épreuves servant de support au PMU aux quatre coins de l’Hexagone. Quant à ses prestations sur ses terres natales, elles sont longtemps associées aux deux hippodromes lorrains de Vittel (88) et surtout de Nancy-Brabois à quelques pas du domicile familial de Villers-lès-Nancy où sa maman est infirmière.

Je n’avais que 8 ans et j’étais fasciné par les chevaux

Enfant de Nancy (10 avril 1974) et de la cité du Haut-du-Lièvre, il s’enhardit très jeune dans l’univers équestre. « Tout s’est enchaîné très vite, se souvient-il. Je n’avais que 8 ans et j’étais fasciné par les chevaux. Par le biais de l’entraîneur nancéien Gérard-Paul Lévy, je suis allé à la rencontre de ce monde hippique, lors d’une journée porte ouverte à Lyon-Parilly. Ce fut le véritable déclic. Le soir même et en mon for intérieur, le doute n’était plus de mise. Sans cesse, je ressassais : je serai jockey. » Avec le tempérament qui le caractérise si bien, Franck Blondel franchit le seuil de l’école des jockeys lyonnais, et ce, pour trois années. Un cursus obligatoire afin d’obtenir son CAP. Dès lors, le rêve se concrétise.

Avide en permanence de victoires, il est sacré cravache de bronze en 2010, ce qui le hisse au sommet de la hiérarchie des jockeys français. La suite de sa carrière le voit engranger des victoires au plus haut-niveau hippique.

Père de famille, domicilié dans l’Isère, Franck Blondel n’a jamais changer de philosophie depuis sa première victoire à Villeurbanne (69) sur Monacal. Affable, proche des parieurs, épris éternellement de sa région nancéienne, « le petit Franck » ou « Blonblon » comme le surnomment amicalement ses admirateurs, a su dompter l’univers du galop sans être forcément sous les puissants scialytiques médiatiques.

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