La filière industrielle française est très dynamique et emploie plus de 3 millions de salariés. Le nombre de recrutements devrait avoisiner les 100 000 par an jusqu’en 2020. Malgré la conjoncture, ce secteur se porte plutôt bien et manque même de bras.

Cela s’explique notamment par les nouveaux enjeux liés au développement durable et à l’efficacité énergétique qui poussent le secteur à se renouveler et à évoluer. Les activités les plus dynamiques actuellement sont la fabrication d’équipements électriques, de matériel de transport ou encore les télécoms. Les postes d’acheteurs (qui négocient les contrats auprès des fournisseurs) et les ingénieurs spécialisés en électricité sont également très recherchés. Les débouchés sont nombreux du côté des énergies renouvelables, du nucléaire ou encore du bâtiment. Les ouvriers qualifiés profitent également de cette activité.

Les filières industrielles les plus florissantes

La filière aéronautique : la profession est particulièrement mobilisée, puisqu’elle a recruté plus de 60 000 personnes depuis cinq ans, dont 20 % de jeunes diplômés, auxquels s’ajoutent 6 000 apprentis. Malgré cela, un certain nombre de postes d’opérateurs et de techniciens de production ne sont pas pourvus. Usinage, ajustage composite, soudage, câblage, chaudronnerie, traitements de surface, fabrication électronique… sont des formations très recherchées.

La filière navale : l’industrie navale et nautique réalise un chiffre d’affaires global de plus de 10,5 milliards d’euros et représente environ 65 000 emplois industriels, auxquels viennent s’ajouter plus de 30 000 emplois pour l’industrie parapétrolière et gazière. C’est de plus un secteur fortement exportateur.

La filière nucléaire : l’expertise technique de la filière, construite depuis plusieurs décennies (recherche et développement, ingénierie, exploitation de sites), est confrontée à un double défi majeur : le renouvellement générationnel avec la nécessité de développer, transmettre et capitaliser les savoir-faire. Attirer les jeunes vers les métiers techniques du nucléaire et les formations ciblées, en lien avec les autres filières et renforcer l’employabilité, sécuriser les compétences les plus sensibles et organiser leur transmission sont des priorités mises en place pour renforcer la dynamique emploi en France.

La filière bois : l’appel à projets « Dynamic Bois » doté de 35 millions d’euros a été lancé en mars 2015. Il vise à faire émerger des projets collaboratifs pour la mise en œuvre d’actions innovantes qui favorise la mobilisation de bois additionnel pour les chaufferies biomasse du Fonds chaleur et les plantations. Suite au succès de cet appel à projet, Ségolène Royal a annoncé l’affectation de 15 millions d’euros pour un second appel à projets. Le bois comptabilise actuellement 440 000 emplois, 60 000 entreprises et 60 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La France est le troisième pays européen en surface forestière.

L’industrie de la mode et du luxe : habillement, accessoires, parfums/cosmétiques… sur l’ensemble de la filière, distribution incluse représentent 150 milliards d’euros de chiffre d’affaires dont 80 milliards d’euros uniquement pour l’habillement. La filière compte 577 000 emplois et les deux leaders mondiaux de la mode et du luxe sont français : LVMH et Kering.