© David Bénard / Relaxnews

(Relaxnews) – Le designer automobile français Anthony Jannarelly a connu un parcours assez exceptionnel. Après avoir dessiné la Lykan HyperSport pour W Motors, la toute première supercar produite au Moyen-Orient et vendue plus de 3 millions de dollars pièce, il a monté sa propre société, toujours à Dubaï (Émirats arabes unis). Cette semaine, il présente la Jannarelly Design-1 au Festival automobile international, à Paris, une voiture qu’il commercialise dans le monde entier à destination de tous les amoureux de belles mécaniques.

Comment est venue l’idée de créer votre propre marque ?

On me demandait souvent quelle voiture je conduisais, si j’avais une Lykan. J’expliquais que non et je me suis alors demandé quelle serait la voiture que j’aimerais avoir au quotidien. J’ai commencé à dessiner cette voiture (la Design-1) dans l’avion pour rigoler. Puis j’ai rencontré mon partenaire, Frederic Juillot, qui fabriquait des bateaux et des pièces composites, également à Dubaï. À la base, je ne voulais construire qu’une voiture, pour moi, et je cherchais quelqu’un pour m’aider à faire une carrosserie. À l’intérieur on y a mis un moteur Nissan V6 de la 350Z, puis on a commencé à communiquer sur internet pour voir si ce projet pouvait aussi intéresser d’autres gens.

L’inspiration provient clairement des années 50/60, de voitures comme l’AC Cobra…

Dans chaque courant de design il y a un âge d’or. Et dans l’automobile ce sont les années 60, quand les ingénieurs avaient cette naïveté de croire qu’une belle forme allait forcément vite. À cette époque toutes les voitures avaient plus ou moins le même gabarit et les mêmes formes élancées inspirées de la beauté féminine. Même si c’est un peu cliché, c’est aussi tout l’esprit Steve McQueen, quant on l’imagine sauter directement dans la voiture après avoir fini de tourner puis partir avec sa Jaguar XKSS. J’ai voulu savoir si aujourd’hui on pouvait encore faire ça. À l’époque, l’AC Cobra a d’abord été conçue comme un roadster et ce n’est que plus tard qu’a été ajouté un hard-top (toit rigide, NDLR) et ça ne fonctionnait pas forcément bien. Finalement, j’ai décidé de tout dessiner en 3D, en amont, pour pouvoir produire tous les différents éléments de la voiture petit à petit. On a par exemple sur la voiture un aeroscreen, un type de parebrise avec le champ de vision au-dessus qui peut-être remplacé par un pare-brise qui protège du vent, mais qui donne moins de sensations. On a aussi le hard-top qui permet d’être étanche à l’eau, ou à la chaleur pour Dubaï justement.

À qui s’adresse cette voiture ?

À tous les passionnés d’automobile du monde entier. On souhaite néanmoins rester exclusif. Ainsi, cette « Launching Edition » de la Design-1 ne sera produite qu’à 30 exemplaires.

Quel est l’avenir de la marque ?

On aura un nouveau modèle totalement différent au niveau du look, à la manière de ce que proposent les fashion designers. L’idée est davantage de choisir un style plutôt qu’une génération de voiture : ceux qui aiment le style rétro choisiront la Design-1, ceux qui préfèrent un style un peu plus futuriste ou décalé opteront pour la prochaine. La Design-1 continuera quant à elle d’être produite en petites séries.

(33e Festival automobile international, exposition « Concept-cars & Design automobile », du 31 janvier au 4 février 2018 aux Invalides, à Paris – site web : festivalautomobile.com

source AFP-Relaxnews