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(Relaxnews) – Jean-François Piège vient de racheter l’une des adresses mythiques des Halles de Paris. Il dévoilera la nouvelle carte de « La poule au pot » au printemps. Fondé en 1935, le bistrot est l’un des bastions de l’histoire culinaire de ce quartier parisien immortalisé par le roman d’Emile Zola « Le ventre de Paris ». En attendant de découvrir la signature bistrotière du chef étoilé, compilation de ces autres adresses qui ont alimenté le coin des Halles, au point de devenir des légendes.  

Au chien qui fume

La brasserie revendique une année de naissance remontant à 1740, soit avant que le Grand Véfour, dans le quartier du Palais Royal, n’ouvre. A l’époque, l’établissement est une modeste auberge qui accueille les marchands officiant aux Halles. L’adresse va faire les frais des travaux menés par le baron Haussmann, avant de renaître sous l’impulsion de la construction des pavillons Baltard. En 1920, le lieu est incarné par le caniche et le griffon fumants du nouveau propriétaire. A la carte, le chien qui fume sert des recettes traditionnellement françaises, comme les escargots de Bourgogne, et son offre de fruits de mer et crustacés. 

33 rue du Pont Neuf, 1er

L’Escargot 

En plein coeur du quartier des Halles, dans la très prisée rue Montorgueil où la plus ancienne pâtisserie française (Stohrer) officie encore, l’Escargot est garant de la mémoire de l’ancien ventre de Paris. Né en 1832, l’établissement entretient une légende qui dure. On y a vu passer Sarah Bernhardt, et plus tard Sacha Guitry. Un architecte d’intérieur s’est occupé de transporter l’Escargot à l’ère moderne, sans toucher au décor classé. On y dévore les gastéropodes stars, sous toutes leurs formes, mais aussi des plats qui entretiennent la légende des Halles, comme cette soupe à l’oignon gratinée ou les os à moelle à tartiner. 

38 rue Montorgueil, 2e

Au Rocher de Cancale

Toujours dans la rue Montorgueil, le restaurant, qui se distingue par une façade aux airs de rocher sculpté, fut une légende dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Après une soirée au théâtre ou à l’opéra, le tout-Paris s’enfonçait dans l’obscurité des lieux pour y engloutir des huîtres. On y dévorait aussi une carte longue comme le bras. Le Rocher de Cancale est d’ailleurs l’un des décors phares de « La comédie humaine » de Balzac. Sa terrasse est aujourd’hui assaillie par les Parisiens au moment des beaux jours, compte tenu de sa situation idéale sur la rue Montorgueil. 

78 rue Montorgueil, 2e

Au pied de cochon

Si la brasserie mythique est la plus jeune dans le club des légendes culinaires du quartier des Halles, elle s’est vite trouvée une singularité en étant la première à ouvrir 24 heures sur 24, et sept jours sur sept. « Au pied de cochon » a gagné sa popularité à travers les choix de son patron, qui servait par exemple une soupe à l’oignon à toutes les personnes sans domicile fixe. Pendant ce temps, les stars s’attablaient pour s’empiffrer de plats canailles. On y a vu Serge Gainsbourg, mais aussi Grace Kelly. Aujourd’hui, on y déguste l’emblématique pied de cochon cuisiné grillé avec une sauce béarnaise ou farci façon périgourdine. Les plateaux de fruits de mer et de crustacés, mais aussi l’andouillette ou le saucisson pistaché en brioche sont commandés dans un décor qui a aussi servi l’histoire, avec ses murs fleuris et des lustres en verre qui ne laissent pas de marbre. 

6 rue Coquillière, 1er

source AFP-Relaxnews