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(Relaxnews) – Des produits locaux franciliens à la brasserie, deux services au restaurant gastronomique « le Jules Vernes » et même un accès dès le petit-déjeuner, des comptoirs sucré et salé… En présence des chefs étoilés Frédéric Anton et Thierry Marx, la Société d’exploitation de la tour Eiffel et Sodexo, qui a décroché la concession des espaces de restauration, ont dévoilé ce mardi 12 mars le contenu de la nouvelle offre culinaire de la Dame de fer. 

Et si les six millions de visiteurs annuels venaient aussi découvrir la tour Eiffel pour son offre culinaire ? Les ambitions sont grandes du côté de la Sodexo, qui est partenaire depuis 2007 de la Société d’exploitation du monument et qui a décroché un nouveau contrat pour dix ans. Objectif : accueillir 50% de clients supplémentaires chaque année, tout espace de restauration confondu, et même 40% de plus au restaurant gastronomique. 

La page « Ducasse » est donc tournée. Durant un an et demi, cabinets d’architectes et grands chefs ont travaillé en toute discrétion à l’élaboration d’un tout nouveau concept gourmand pour propulser la Dame de Fer à l’ère de la gastronomie-star. Dixit l’architecte Aline Asmar d’Amman et Frédéric Anton, le chef triplement étoilé du Pré Catelan, qui signera la carte du « Jules Verne » à compter de fin mai prochain. Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes. 

Dans un décor promettant aux convives de plonger la tête dans les nuages de Paris et imaginé par la designer d’intérieur, qui s’est occupée de la rénovation de l’Hôtel de Crillon, la table gastronomique accueillera ses clients dès 18h. Compter 190 euros le menu en cinq plats et 230 euros en sept. A l’heure du déjeuner, le menu proposera trois séquences à 130 euros, hors boissons. Autre nouveauté, les visiteurs auront accès au « Jules Verne » dès 7h30 pour prendre leur petit-déjeuner. Seule condition : une réservation au préalable. Ce service sera ouvert à compter de septembre prochain.

Côté cuisine, Frédéric Anton revisitera les grands classiques de la gastronomique française sans manquer de marquer son identité culinaire. Dès l’entrée, et durant toute la longueur de leur expérience gastronomique, les clients seront accompagnés par divers hommages au symbole que représente le monument pour la France et à son concepteur, Gustave Eiffel. Le velours des banquettes rappellera par exemple celui des appartements de l’ingénieur, lorsqu’il séjourna au sein même de la Tour. Les chaises aussi feront écho à l’architecture de l’édifice parisien. Les foodies pourront espérer vivre un moment gastronomique encore plus intense, en s’attablant au sein d’un salon privé où une prestation sur mesure sera effectuée. Et lorsque le grand chef Anton le voudra bien, certains auront la chance de dîner en cuisine. Les nouveaux espaces du « Jules Verne » seront aussi axés autour d’une alcôve et d’un comptoir. « Nous serons dans un restaurant, et pas seulement dans un lieu pour profiter de la vue. Nous proposerons une expérience gastronomique, la vue constituera un plus », commente Frédéric Anton. 

Made in Île-de-France

Du côté de la brasserie, dont le concept a été confié à Thierry Marx, les produits locaux cultivés dans la région prendront une place prépondérante au point d’en constituer l’axe central. Le chef étoilé du Mandarin Oriental a dévoilé le projet d’un réseau d’artisans de bouche, sélectionné pour le goût de leurs produits mais aussi de leur démarche éco-responsable. Intitulé « Guilde des artisans », ce regroupement renouvellera sa sélection deux fois par an. Le jury, présidé par le chef Marx, doit se réunir en avril prochain, pour constituer le premier « millésime ». Et si la Tour devenait elle aussi porte-parole du bon goût du travail agricole de la région Capitale ? Attendue pour février 2020, la brasserie utilisera ces ingrédients pour servir une « une cuisine sans conflit entre tradition et innovation », a expliqué Thierry Marx. Et d’ajouter « on proposera les grands classiques du monde de la brasserie, à l’image de la volaille rôtie aux champignons de Paris, l’oeuf mollet, la tarte tatin, le pain perdu aux pommes rôties ».

Toujours installée au premier étage, et répartie sur deux étages, la table promet de servir une vue privilégiée sur les toits de Paris à tous ses clients, sans exception. L’adresse vivra toute la journée, depuis l’ouverture du monument et le service du petit-déjeuner, jusqu’au moment du goûter puis de l’afterwork lorsqu’une ambiance lounge proposera un moment de détente au rez-de-chaussée de la brasserie (de 18h à 23h30). On pourra se restaurer pour moins de 30 euros à ce niveau tandis qu’un menu déjeuner plus élaboré en deux services sera accessible à partir de 42 euros. 

A noter qu’en attendant l’ouverture, les visiteurs du restaurant « Le 58 Tour Eiffel » profitent d’une carte signée Thierry Marx. 

La refonte de l’offre culinaire de la tour Eiffel porte enfin sur la vente à emporter, qui concerne actuellement 30% des visiteurs. Bien que le volume ne soit pas le challenge, a-t-on souligné du côté de la Sodexo, l’objectif est de fluidifier les commandes, à l’appui d’un partenariat avec la start-up Ubudu. Les visiteurs pourront passer commande puis poursuivre leur découverte pendant la préparation de leur repas. Ils se restaureront avec des cornets, créés spécialement pour le monument. Ceux-ci seront en fait des en-cas de poisson, de fromage, de charcuterie, de pop corn ou de chips. Les autres visiteurs, qui auront faim mais qui seront déjà dans les étages de la tour Eiffel, auront à disposition d’autres corners : au premier étage, le « Bistro » qui proposera aussi une offre de restauration assise le soir, et ensuite des comptoirs sucré et salé au deuxième étage, où l’on picorera notamment des macarons Lenôtre. 

Enfin, les plus téméraires qui grimperont jusqu’au dernier étage (276 mètres du sol) jouiront d’une vue à couper le souffle, une coupe de champagne à la main, auprès d’un bar dédié qui proposera des accords avec du caviar. 

source AFP-Relaxnews