© Daniel Humm / Instagram

(Relaxnews) – Dans quelques heures, les « 50 Best » consacreront un nouveau restaurant comme le meilleur du monde, lors d’une cérémonie en grande pompe, organisée pour la première fois sur le continent asiatique, à Singapour. Cette nouvelle édition inaugurera de nouvelles règles de classement, qui suscitent inévitablement quelques interrogations. Les voici. 

Comment seront honorés les anciens lauréats des « World’s 50 Best Restaurants », regroupés en « Best of the Best » ? 

Après 17 années de classement, les « 50 Best » ont décidé de mettre fin à l’hégémonie de quelques tables capables d’enchaîner les sacres millésime après millésime, et de les regrouper dans une sorte de panthéon de la gastronomie, intitulé « best of the Best ». Daniel Humm, chef du restaurant new-yorkais Eleven Madison Park lauréat en 2017, et Josep, l’un des trois frères Roca et sommelier du restaurant El Celler de Can Roca victorieux en 2013, 2015 et 2016, ont fait le déplacement jusqu’à Singapour. Les deux hommes ont pris la parole lors des conférences qui précédent la grande soirée. 

Mauro Colagreco sera-t-il le nouveau champion des « 50 Best » ? 

Les habitués de la première marche étant désormais regroupés ailleurs que dans le classement, le champ est libre pour qu’une nouvelle signature culinaire prenne la tête. 11e en 2015, 6e en 2016, 4e en 2017, le chef du Mirazur à Menton est entré dans le top 3 l’année dernière, en décrochant une médaille de bronze. Bon nombre de rumeurs désignent Mauro Colagreco comme un candidat sérieux à la première place. Avec ses origines italo-argentine, il incarne parfaitement la célébration de la gastronomie mondiale, dont les « 50 Best » se sont fait les spécialistes. Dans le même temps, avec son ancrage sur la Côte d’Azur, le cuisinier triplement étoilé (depuis janvier dernier) peut incarner la réconciliation de la cuisine tricolore avec l’organisation. Durant de nombreuses années, le classement mené par la revue britannique « Restaurant » a longtemps été critiqué par les chefs français, qui pointaient son opacité quant aux règles de vote, et regrettaient l’absence de grandes pointures de la gastronomie hexagonale au sein de ce classement. Rappelons que le palmarès est résultat des votes d’un panel de 1.040 personnes (chefs, journalistes et experts de la gastronomie). 

Comment les femmes seront-elles célébrées, à moins que la parité ne soit le vrai sujet ? 

En mars dernier, l’organisation a annoncé avoir revu sa copie en ce qui concerne la constitution de son panel de votants. Aiguisant année après année son processus d’élection pour faire taire les mauvaises langues qui estimaient que la mise en place du classement était trop floue, les « 50 Best » en ont rajouté une couche en communiquant massivement autour de la parité. Un slogan a même été choisi : « 50/50 is the new 50 ». Les organisateurs assurent que plus de la moitié des votants sont ainsi de sexe féminin. Les femmes sont au coeur de la nouvelle stratégie de communication. Alors qu’Anne-Sophie Pic avait été évincée du classement l’année dernière, elle l’a réintégré en 2019, à la 98e place. A l’annonce de la seconde partie du palmarès, de la 51e à la 120e position, les « 50 Best » ont précisé que six restaurants étaient dirigés par des cheffes. 

source AFP-Relaxnews