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(AFP) – A l’issue d’un vif débat, le Sénat a donné son feu vert à la création d’une taxe additionnelle de séjour de 15% en Île-de-France afin de financer la Société du Grand Paris (SGP), chargée de construire le futur métro automatique autour de la capitale.

Dans le cadre du projet de budget pour 2019, le Sénat a rejeté dans la nuit de vendredi à samedi un amendement de suppression présenté par le président du groupe centriste Hervé Marseille.

« Ce n’est pas aux visiteurs de payer parce que la SGP n’est pas capable de tenir le budget », s’est insurgé le sénateur des Hauts-de-Seine, opposé au dispositif voté en première lecture par l’Assemblée nationale.

Philippe Dallier (LR, Seine-Saint-Denis) a fait valoir qu’il s’agissait d’un « investissement majeur ». « On ne va pas sortir du Sénat sans solution du tout », a-t-il lancé.

Le groupe CRCE (à majorité communiste) a aussi défendu « un projet indispensable ».

« Si vous pensez qu’il faut cette infrastructure, alors ayons le courage d’aller trouver l’argent où il se trouve », a pour sa part déclaré le président de la commission des Finances, Vincent Eblé (PS).

Le Sénat a aussi validé une augmentation de 10% de la taxe sur les bureaux à Paris et dans les Hauts-de-Seine, également pour financer la SGP, rejetant un amendement de suppression de Philippe Dominati (rattaché au groupe LR).

En revanche, les sénateurs ont exclu les parkings commerciaux du champ de la taxe.

Ces mesures avaient été préconisées par le député LR Gilles Carrez dans un rapport au Premier ministre début septembre. L’élu y considérait qu’il fallait des « recettes supplémentaires estimées entre 200 et 250 millions d’euros par an, dès 2019 », pour que le projet de SGP soit pérenne, privilégiant un financement régional et non national.

Les sénateurs poursuivront lundi l’examen des articles « non rattachés » du projet de loi de finances. Le vote sur l’ensemble du texte aura lieu mardi.

source AFP-Relaxnews