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(AFP) – Chaises qui sortent du sol, ateliers d’intelligence artificielle, ville du futur: la 11e Biennale internationale du design de Saint-Étienne, du 21 mars au 22 avril, tournée davantage vers le grand public, se veut « l’affaire de tous ».

Avec le thème « Me, you, nous. Créons un terrain d’entente », cette édition veut « faire du design un objet grand public », a souligné mardi devant la presse Thierry Mandon, directeur général de la Cité du design qui accueille la Biennale et attend quelque 300.000 visiteurs.

« Tous les publics pourront expérimenter le design quel que soit leur centre d’intérêt. Dix mille mètres carrés d’espace sont là pour donner à voir et à comprendre, dont La Platine, un laboratoire vivant, un lieu d’expériences », a-t-il ajouté.

« Nous sommes en plein dans l’actualité, même si nous y pensons depuis deux ans. Nous voulions montrer qu’on pouvait travailler tous ensemble », a expliqué la Franco-américaine Lisa White, commissaire principale de la Biennale. Elle présentera, entre autres, « The color spectrum », où les visiteurs pourront peindre une plaque numérique avec leur voix.

Avant même le début de la Biennale, elle a exporté le projet à Londres, avec une passerelle « arc-en-ciel ». Elle a voulu « amener Saint-Étienne au monde avec deux industries traditionnelles : la métallurgie et les rubans ». Ce travail s’est fait en collaboration avec l’entreprise Neyret, installée dans la ville depuis 1823.

Un des pionniers du design numérique, l’Américain John Maeda, présentera également pour la première fois en dehors des États-Unis son rapport annuel sur le design dans la technologie.

L’artiste encadrera également durant un mois des Stéphanois éloignés de l’emploi dans une expérimentation de travaux en design numérique.

Avec la Chine invitée d’honneur cette année, « ce sera la première fois que le design chinois sera exposé en Europe. Les visiteurs pourront comprendre et entrer dans l’histoire du pays à travers leur déambulation dans les pièces », a affirmé le Chinois Fan Zhe, commissaire de cette exposition.

Comme à chaque édition, les étudiants de l’École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne présenteront leurs créations, dont « Stefania », une ville à la temporalité insolite où un jour correspond à une année.

En hommage au créateur de la Biennale, Jacques Bonneval, le premier Prix Ville de Saint-Étienne sera décerné pour soutenir des jeunes dans leurs projets.

source AFP-Relaxnews