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(AFP) – Le trafic des aéroports parisiens Orly et Charles de Gaulle est resté en 2018 sur une trajectoire de forte augmentation malgré des grèves chez Air France au premier semestre et grâce au développement des liaisons internationales.

Orly, au sud de la capitale, et Charles de Gaulle, au nord, enregistrent « deux années de suite de croissance très significative du trafic international, le plus concurrentiel et le plus important pour nous », s’est félicité le directeur général exécutif du Groupe ADP, Edward Arkwright, dans un entretien avec l’AFP.

Paris Aéroport a accueilli un total de 105,3 millions de passagers sur l’année, un trafic en progression de 3,8% – supérieure à ses prévisions estimées entre 2,5 et 3,5% -, dont 72,2 millions à Paris-Charles de Gaulle (+4%) et 33,1 millions à Paris-Orly (+3,4%), selon un communiqué du groupe.

L’évolution du trafic a été cette année affectée par 15 jours de grève observées entre février et mai par le personnel d’Air France. Le groupe Air France-KLM (Air France, KLM, HOP!, Transavia) est le principal client des deux aéroports avec 44,5% de parts du trafic.

Sans ces grèves, le groupe estime que la croissance du trafic aurait atteint 4,5% comme en 2017.

Le trafic international des deux aéroports est en progression de 6%, contre 6,2% en 2017, avec une croissance marquée sur l’Amérique du Nord (+8,7%), le géant américain Delta Airlines réalisant une croissance de 7,1% à Paris.

En 2018, 68 nouvelles lignes ont été ouvertes dans les deux aéroports contre 39 en 2017, selon le gestionnaire. 116 destinations intercontinentales sont proposées dont 13 vers la Chine, faisant de Paris la « capitale européenne la mieux connectée avec la Chine », selon le groupe.

Le trafic sur les DOM-COM (départements et collectivités d’outre mer) s’envole également avec une croissance de 8,6%. Ces faisceaux sont suivis par le Moyen-Orient (+5,8%), l’Asie-Pacifique (+5,8%) et l’Afrique (+4,2%), l’Amérique Latine arrivant en queue de peloton avec 1,2% de progression.

L’autre fait significatif pour 2018, selon M. Arkwright, est la progression de 10,6% du trafic low-cost, en croissance continue à Paris où les compagnies à bas coûts ont représenté 22,3% du trafic en 2018, contre 13,6% en 2011.

– Progression constante des low-cost –
« L »effet de rattrapage joue à plein », note M. Arkwright soulignant que les low-cost étaient sous-représentées dans les aéroports parisiens au début de la décennie 2010.

Groupe ADP considère que d’ici une dizaine d’années, l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle devra faire face à des problèmes de saturation qui rendent nécessaire une nouvelle grande infrastructure dans la deuxième partie de la décennie 2020, sans construire de piste supplémentaire.

Il doit présenter fin janvier le dossier de concertation pour un nouveau terminal, le terminal 4, à la Commission nationale du débat public (CNDP) et souhaite une concertation qui se déroulerait du 12 février au 12 mai.

Le développement du terminal 4 s’étalera sur 20 ans et devrait à terme accueillir 40 millions de passagers par an, portant les capacités totales de l’aéroport du nord de Paris à environ 120 millions de passagers par an à l’horizon 2040.

En 2017, Londres-Heathrow figurait en tête du classement des aéroports européens les plus fréquentés avec 78 millions de passagers, suivi de CDG (69,5 millions), Amsterdam-Schiphol (68,5 millions), Francfort (64,5 millions) et Istanbul-Atatürk (63,9 millions), selon l’organisation des aéroports ACI Europ.

Le trafic de TAV Airports, dont Aéroports de Paris détient 46,1% du capital, est en croissance de 31,4 % en 2018, à 151,6 millions de passagers, selon le groupe.

Celui de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en hausse de 8,8% sur l’année 2018 à 23,3 millions de passagers et celui d’Amman, dont le Groupe ADP détient 51% du capital, est en hausse de 6,4% sur l’année à 8,4 millions de passagers.

source AFP-Relaxnews