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(AFP) – Des tombes coincées sous un pont: à Paris, ville dense où l’espace est compté, les cimetières aussi connaissent une saturation, qui rend très compliqué aujourd’hui d’y faire enterrer un proche.

A l’ombre du Sacré-Coeur, aux portes du Trocadéro ou sous un pont de Montmartre, la capitale compte 14 cimetières intramuros, très enclavés dans la ville.

En cette période de Toussaint, les proches de défunts viennent y déposer les traditionnels chrysanthèmes. Mais au fil du temps les cimetières parisiens sont aussi devenus, avec leurs arbres touffus, leurs allées pavées, des lieux de promenade riche en patrimoine — et en noms célèbres.

Etape obligée de toute visite touristique à Paris, le cimetière du Père Lachaise compte ainsi parmi ses 70.000 concessions les tombes d’Oscar Wilde, Jim Morrison, Frédéric Chopin, Molière, Yves Montand ou encore Edith Piaf.

La place manque dans ces cimetières, au point qu’il est aujourd’hui devenu quasiment impossible pour les Parisiens de se faire inhumer intra-muros. L’an dernier, 171 concessions ont été accordées dans la capitale pour plus de 5.000 demandes. Et les prix sont élevés: 16.000 euros pour une concession perpétuelle de 2 m2.

La situation n’est pas nouvelle: au XIXe siècle déjà, la saturation avait contraint les autorités à créer six autres cimetières en petite couronne.

Pour résoudre le problème, la ville privilégie désormais l’attribution de concessions à durée limitée.

Mais pour certaines familles, la crémation devient un impératif s’ils souhaitent voir leurs proches reposer dans Paris: en vint ans, le nombre de crémations a triplé.

source AFP-Relaxnews