Les trois lauréats 2018 des Trophées du Tourisme du Crédit Agricole de Lorraine

Madame Talamona, le Crédit agricole de Lorraine a créé il y a deux ans les Trophées du tourisme dont la 2e édition vient d’avoir lieu. Pourquoi ?
Renée Talamona – Le tourisme est un levier économique formidable. La Lorraine est proche de Paris et bénéficie de nombreux éléments d’attractivité pour les amateurs de culture, de patrimoine, d’activités sportives et de tourisme industriel.
Depuis 2014, en tant que Banque du Tourisme, nous accompagnons les professionnels du secteur en les soutenant dans leur développement numérique ou leur équipement en terminal de paiement par exemple.
Pour aller plus loin, nous avons eu envie d’élargir notre action au-delà de notre métier et de nos offres en encourageant toutes les sources d’attractivité possibles et en les aidant à se faire connaître du grand public.

C’est ainsi que sont nés les premiers Trophées du Tourisme en 2017…
R.T. – En effet. Nous avons imaginé un événement de dimension régionale réunissant la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et la Moselle. Son principe repose sur le lancement d’un appel à projet. Nos caisses locales sélectionnent un candidat sur leur territoire et le portent devant un jury final prestigieux lors d’un événement médiatisé. L’idée est de mettre à l’honneur des projets non seulement remarquables pour leur potentiel économique mais aussi pour les valeurs qu’ils véhiculent. Les Trophées du tourisme ce sont avant tout des histoires humaines liées à la passion, l’audace et l’engagement pour le territoire.

Et l’édition 2018 a dévoilé de belles
initiatives…
R.T. – Le jury, composé de personnalités et d’administrateurs, a récompensé des projets pour leur innovation digitale remarquable, comme l’application de Vent des Forêts et la communication numérique du Fort Casso. Il a également mis à l’honneur les initiatives en faveur des handicapés en attribuant le 2e prix à l’Institut des jeunes sourds de la Malgrange forme les jeunes sourds au BAFA et au BAFD pour faciliter leur intégration dans la société et faire de la Lorraine une destination privilégiée pour les personnes sourdes. Les candidatures étant effectivement de très grande qualité, le jury a décidé de distinguer trois projets “coup de coeur“ permettant de mettre en avant trois sites supplémentaires parmi les 19 candidatures : le Musée de la Pomme de terre pour la Meuse, la Manufacture Saint-Jean l’Aigle pour la Meurthe-et-Moselle, et le gîte à la ferme de l’EARL de Chantereine pour la Moselle.

Rendez-vous est pris pour 2019 ?
R.T. – Certainement. Les Trophées nous permettent d’être présent très tôt au centre des décisions. Nous pouvons ainsi faciliter et accélérer le développement d’initiatives originales, innovantes et pérennes sur notre territoire. Des initiatives qui font le charme de l’offre touristique en Lorraine et incitent les touristes à choisir cette destination.

L’Institut des jeunes sourds de la Malgrange à l’honneur

Spécialisé dans l’éducation et l’enseignement pour les jeunes sourds, de la maternelle aux études supérieures, l’institut de la Malgrange accueille chaque année 260 jeunes. Son directeur, Monsieur Latarche, s’est vu remettre le second prix des Trophées du Tourisme 2018, récompensant une très belle action qui favorise la mixité et le tourisme en Lorraine.
« Nous étions très régulièrement sollicités par les familles pour mettre en place des solutions d’accueil pendant les deux mois d’été. Avec l’Association Régionale des Œuvres Éducatives et de Vacances de l’Éducation Nationale, nous avons réfléchi à des solutions adaptées. Depuis 2015 nous avons formé une soixantaine de jeunes sourds au BAFA et l’an dernier avons été en mesure de proposer trois séjours pour les enfants entre 6 et 17 ans. Des séjours où 70 jeunes sourds et 70 jeunes entendants ont passé des vacances ensemble et ont pu découvrir la Lorraine, cet immense aire de jeux.
Cette année nous organisons cinq séjours et en 2019 nous proposerons un 6e séjour à l’étranger. Nous sommes heureux d’avoir obtenu cette récompense qui nous a permis de montrer que le regard sur le handicap a évolué et que le tourisme peut créer de belles histoires entre sourds et entendants sur notre territoire. »