Sur le ring David Michel est le Loup solitaire.
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Le catch, « sport spectacle », traverse les années sans encombre. Toujours populaire, le catch fait toujours autant rêver, petits et grands. Ancien boxeur, le meurthe-et-mosellan David Michel, alias Loup solitaire, professionnel depuis 2007 est aujourd’hui l’un des ambassadeurs de ce sport.

Vous avez dit chiqué pour le catch ? Détrompez-vous, le catch européen est considéré comme un sport à part entière, au contraire de celui pratiqué aux États-Unis où d’anciennes gloires devenues acteurs s’affrontent pour des shows vus par des millions de personnes. Sur le vieux continent, les motivations sont tout autres. Sur les rings, se retrouvent des athlètes en pleine forme : « Pour pratiquer le catch, il est préférable d’être en parfaite condition physique et d’avoir un mental à toute épreuve. C’est un sport cardio qui fait appel à la force, à la souplesse et à une grande concentration pour anticiper les coups de son adversaire. Car chez nous en France et en Europe, les coups sont réellement portés avec des règles bien précises. Nous évoluons à mains nues, aucun coup bas n’est toléré tout comme ceux portés aux visages et à la gorge. Il est interdit de toucher les yeux et de tirer les cheveux, précise David Michel, actuel champion de la Ligue Nationale de catch. »

Les superstars du catch sur le ring à Pont-à-Mousson

Comment se déroule un combat de catch ? : « Pas de chronomètre, sauf dans certains cas. Mais en règle générale, il y a bien un temps imparti. Le vainqueur est celui qui parvient à mettre les épaules de son adversaire au sol pendant trois secondes. Si ce n’est pas le cas, l’arbitre donne un match nul » poursuit David Michel. Et le spectacle dans tout ça ? : « Il est aussi présent mais il a surtout lieu avant le combat. L’entrée des catcheurs se fait en musique dans une tenue spéciale qui fait souvent réagir le public car il s’approprie son favori qui est vu comme un super héros. Ensuite il y a une part d’intimidation avec l’adversaire qui se poursuit pendant le combat, où suivant les coups portés, le catcheur se transforme en acteur en sollicitant le public ». Cette attitude et cet environnement est loin de faire l’unanimité auprès du ministère des sports, ce que regrette David Michel : « Ce qui dérange, ce sont les costumes. Dans les autres sports il y a des codes bien précis notamment sur les tenues que doivent enfiler les sportifs. Une uniformité qui ne se voit pas lors d’un gala de catch. Le catcheur écossais peut très bien porter un kilt alors qu’un autre préfèrera un masque. »

Qu’à cela ne tienne, le catch reste populaire. Son public lui reste fidèle et celui-ci vient le plus souvent en famille : « la Ligue Nationale de catch qui produit ses galas a la volonté de recréer un lien social. Pour cela, elle favorise l’échange lors des rencontres en plaçant des tables tout autour du ring afin de partager un repas tout en suivant les combats. Une formule qui plait et qui explique en partie pourquoi le catch continue de fédérer après autant d’années, appuie, David Michel. » Le catch a gagné depuis fort longtemps ses galons de sport intergénérationnel. Dans les cours d’école, les plus jeunes s’imaginent en super héros à l’image de ceux qu’ils viennent soutenir lors des galas. Quant aux plus anciens, ils ont en mémoire l’âge d’or du catch diffusé à une heure de grande écoute à la télévision, dans laquelle le bourreau de Béthune et l’ange blanc assuraient
le spectacle.

INFOS PRATIQUES

2e Festival de catch Veni Vidi Vici,

Samedi 30 septembre à 19 h 30

au Centre des sports Bernard Guy à POnt-à-Mousson