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Cyril Julian a quitté le monde du basket professionnel en 2009. L’ex-international français (135 sélections) et icône du Sluc Nancy avale désormais les kilomètres en pratiquant les sports extrêmes comme le triathlon et l’Ironman. Une nouvelle passion qui l’amène à de nombreux défis mais uniquement pour le plaisir.

Avec son 2 m 05 et ses 110 kilos, Cyril Julian dénote dans le monde du triathlon et autres sports extrêmes, des environnements plus habitués à voir des gabarits standards. Tant pis pour les puristes et les esthètes de la discipline, celui qui a porté pendant 11 saisons le maillot du Sluc Nancy Basket compte bien continuer à courir, nager et pédaler sur de longues distances : « il est vrai que lorsque j’arrive sur la ligne de départ avec mes mensurations, j’ai l’impression d’être quelque part un ovni. Mais le gros avantage dans ces sports extrêmes est qu’il existe un vrai respect et que personne ne te juge, atteste l’ex-Couguar. L’estime des participants est d’autant plus importante quand ils apprennent mon passé de sportif de haut niveau et les raisons pour lesquelles je me suis lancé ces nouveaux défis. »

12 heures d’entraînement par semaine

Justement, comment et pourquoi l’enfant du Tarn s’est-il dirigé vers cette aventure ? : « Cela ne s‘est pas fait tout de suite. Après ma carrière de basketteur, j’ai tenu une affaire qui ne me laissait pas le temps pour faire du sport. C’est à partir du moment où j’ai monté l’institut « En Formes », le centre sportif de l’obésité à Maxéville, que j’ai commencé. Tout est parti d’un défi lancé par l’un de mes associés : faire le triathlon de Gérardmer. Je me suis entraîné, j’ai trouvé cela extraordinaire. Depuis, je suis piqué. » Avec 12 heures d’entraînement par semaine, Cyril Julian se donne les moyens d’atteindre ses objectifs : « mon défi est avant tout de passer la ligne d’arrivée. Je ne lutte pas contre un chrono, c’est simplement un plaisir à l’état brut, j’ai tellement été confronté à une certaine rigidité quand j’étais joueur, qu’aujourd’hui, il n’y a que ce sentiment qui m’importe.» Cyril Julian a donc emprunté la fameuse passerelle qui l’a mené d’un sport collectif à un autre individuel : « les sports comme le triathlon et l’Ironman sont plus difficiles que le basket. Pour le triathlon, tu ne dépends que de toi et il faut être bon dans les 3 disciplines qui le composent, natation, vélo et course à pied. Les efforts ne sont pas les mêmes, tout comme la récupération, la gestion se fait au long court en raison de la durée des épreuves. »

Les challenges ne manquent pas pour Cyril Julian dont l’envie est de repousser à chaque fois ses limites : « je suis curieux à chaque fois de savoir jusqu’où je peux pousser mon super partenaire qui est mon corps. » Les prochaines échéances devraient lui apporter quelques réponses. Se profilent, l’international de Cannes, avec ses 2 000 mètres dans l’eau, 110 km à vélo et 16 km en courant, en attendant l’Ironman complet de Vichy, l’un des plus coriaces de la discipline et ses 3 800 mètres de natation, 180 km à vélo et
42 km de course à pied.