Dominique Nato, à droite, avec Jean-Philippe Gatien, le céèlbre pongiste vice-champion olympique à Barcelone, champion du monde et 13 fois champion de France.
© DR

Le centre de ressources d’expertise et de performances sportives de Nancy (CREPS) est un établissement incontournable dans la sphère sportive. Quelles sont ses missions exactes ? Quel rôle pour Paris 2024 ? Rencontre avec son directeur Dominique Nato, ex DTN de l’équipe de France Boxe.

Dominique Nato, si vous deviez présenter le CREPS au grand public. Comment le feriez-vous ?

Dominique Nato  Le CREPS de Nancy fait partie des 3 CREPS de la région Grand Est, avec ceux de Reims et Strasbourg. La grande région s’appuie sur nos établissements pour assoir sa politique sportive. Le CREPS de Nancy compte 45 agents et 120 athlètes qui y travaillent au quotidien pour s’entraîner et se former.

Quel est le rôle du CREPS de Nancy dans le monde sportif ?

Il faut tout d’abord savoir que nous disposons de 5 pôles France et 4 espoirs. En partenariat avec toutes ces Ligues et Fédérations, nous avons des priorités : amener un maximum d’athlètes vers l’excellence sportive et mettre en œuvre les formations aux métiers du sport. Sans oublier l’accompagnement du projet de vie qui comporte la scolarité. La citoyenneté fait aussi partie intégrante de cet accompagnement car nous pensons que pour faire des champions, il faut avant tout les aider à devenir des hommes ou des femmes avec des valeurs de respect de soi et des autres.

Le CREPS de Nancy possède-t-il les structures pour assurer ses missions ?

La remise en question est permanente tout comme chez les sportifs de haut niveau. Nous sommes un service de l’état avec les moyens qui nous sont donnés, nous essayons de coordonner et d’optimiser toutes les compétences dans le suivi des athlètes sur le plan médical, psychologique, médicaux-sportif. Le suivi scolaire que nous avons mis en place avec le rectorat a pour but de proposer des rythmes scolaires adaptés. Entre leurs entraînements, la récupération, leurs formations et leur scolarité, les jeunes des différents pôles ont une vie active de 7 heures le matin jusqu’à 22 heures. Il est donc important de cadrer toutes ces exigences pour leur permettre de réussir. Pour cela, l’expérience du responsable de haut niveau Norbert Brige qui a connu les JO en saut en longueur en 1988
est indispensable.

 « Le haut niveau ne s’improvise pas »

Qu’apportent au CREPS de Nancy ces athlètes qui ont connu le haut niveau ?

Le haut niveau ne s’improvise pas. Tous ces « experts » ont le vécu nécessaire pour apporter des conseils sur l’évolution des méthodes d’entraînement. Les Ligues et les Fédérations nous apportent leurs compétences grâce à l’appui de leurs entraîneurs. Tout cela donne des résultats intéressants puisque nous avons obtenu pratiquement 100 % de réussite au brevet des collèges et l’équivalent au baccalauréat.

Quelle est la mission du CREPS de Nancy pour les JO de Paris en 2024 ?

Tout le sport français est concerné par cet événement. C’est une aubaine pour le sport de notre pays. Le CREPS de Nancy comme les autres établissements vont avoir une part active dans le fonctionnement de ces Jeux Olympiques. Tous les pays participants ne pourront pas tous aller à Paris. Nous avons la chance d’être à 1h30 de la capitale en TGV, nous avons une structure d’accueil de qualité qui sera encore améliorée avec des travaux à venir. Nous sommes pleinement dans la boucle pour accueillir par exemple les kayakistes, les rameurs (aviron) grâce aux installations de qualité de la Métropole du Grand Nancy. Autre mission importante pour le CREPS de Nancy, former les futurs athlètes qui seront à
Paris en 2024.