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La boxe thaïlandaise, ou muay-thai, est un sport créé à la base pour les militaires thaïlandais au 16e siècle. Depuis, il ne cesse de trouver son public à travers le monde. Quelles sont les règles ? Qui le pratique ? Pourquoi devient-il populaire ? Entretien avec Gabriel Hennion, vice-champion du monde.

Comment présenter la boxe thaïlandaise ?

Gabriel Hennion – C’est un sport ancestral et un art de combat. Ce n’est pas simplement deux athlètes qui s’affrontent, il y a toute une culture derrière. Ce sport pieds-poings est codifié avec des règles strictes. On utilise les pieds, les poings, les coudes, les genoux, les projections. Le règlement autorise aussi les combattants à boxer en corps à corps. La boxe thaïlandaise est certainement la boxe la plus complète.

Quels sont les arguments que vous opposez à ceux qui déclarent que la boxe thaï est un sport violent ?

On ne peut parler de violence car il existe des règles. Celui ou celle qui ne les respecte pas est sanctionné. L’arbitre est le garant de ses règles et son rôle est aussi de protéger les athlètes. De la boxe thaïlandaise : je dirai que c’est un sport dur dans lequel le respect pour son adversaire est primordial. Toutes ces valeurs touchent de plus de plus en plus le public et c’est pour cette raison que nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour que la boxe thaïlandaise devienne une discipline olympique.

Habituer son corps au combat

Quelles sont les exigences que demande la boxe thaïlandaise ?

Il y a des sports où l’on joue. Le football, le tennis font partie de ceux-là. Certes, ils demandent aussi beaucoup de travail. Mais la boxe, et je dirai même toutes les boxes, ne sont pas à mettre dans la même catégorie. Ce sont des combats avant tout pour lesquels il faut être préparé. Cela demande des sacrifices sur le plan physique et mental pour habituer son corps au combat afin qu’il accepte la répétition des coups.

La pratique de la boxe thaïlandaise est-elle réservée exclusivement aux hommes ?

Cela était vrai il y a quelques années. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Les femmes sont nombreuses à enfiler les gants. Dans un premier temps, elles viennent pour se défouler et ensuite elles prennent goût au combat. La boxe thaï leur apporte un équilibre et surtout une certaine assurance.

Très populaire en Thaïlande, la discipline parvient désormais à se faire une place en France. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Il faut déjà préciser que nous avons de très bons clubs avec d’excellents boxeurs qui sont vus à travers les galas qui sont organisés. La qualité des combats attirent un public nombreux. Les chaînes de télévisions l’ont compris. Aujourd’hui elles diffusent de nombreuses réunions notamment quelques grands combats. Les audiences sont excellentes. L’image de la boxe thaïlandaise en sort grandie.

Depuis 9 ans, vous organisez avec votre club, Gym-Hennion, une importante réunion, l’Emperor Chok Dee. Un événement qui jouit d’une certaine renommée. Quel est le secret de votre réussite ?

Notre objectif est toujours le même. Proposer des combats de haut niveau. Notre sérieux est reconnu et il nous permet de mettre en place de belles oppositions. Pour les boxeurs de notre club, il n’y a pas de cadeaux. Ils affrontent les meilleurs afin qu’ils s’aguerrissent. Notre volonté n’est pas basée seulement sur la victoire mais aussi sur la formation. Parmi les temps forts de cette soirée où il y’aura 12 combats dont 5 professionnels : le public verra Zinedine Hameur-Lain, le numéro 3 au classement glory, qui est la plus importante organisation mondiale pieds-poings. Sans oublier un combat de haut niveau féminin, avec la championne de France et du monde, Julie Burton.

 

INFOS PRATIQUES :

l’Emperor Chok Dee

Samedi 10 février

Parc des Sports de Vandœuvre.

Ouverture des portes

à partir de 17 h 30

Prévente à Cora Houdemont

au tarif de 20 €