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Le Tour de la Mirabelle en est à sa 2e édition. L’épreuve continue de grandir, à quel rythme ?

Laurent Goglione- La course fête cette année sa 16e édition car tout a commencé lors du 1er Grand Prix des faïenciers érigé en l’honneur de mon grand-père à Badonviller en 2003. Successivement, « Ronde du Piémont Vosgien » et « Tour du Piémont Vosgien  » avant de devenir l’année passée le Tour de la Mirabelle, notre épreuve grandit un peu plus chaque année. En 2016, nous avons créé une 3e étape le vendredi au départ de la zone commerciale Grand Air de Frouard/Pompey, dans le but de devenir une « vraie  » course par étapes, sachant qu’à terme le format sur 4 jours comme à Dunkerque est idéal pour les équipes et la TV. Nous y tendrons dans les prochaines années. En 2018, nous avons décidé d’allonger la 1ère étape et de mettre sur pied une grande étape de montagne le samedi avec le concours des villes d’Épinal/Cap Avenir Vosges (départ) et Gérardmer (arrivée), qui sera extrêmement difficile ! Elle aura les 30 mêmes derniers kilomètres que l’étape du Tour de France 2014. L’arrivée en haut de la Mauselaine sera un grand moment du Tour. Notez que le village départ sera mis en place à Frouard, Épinal et dans la cour du Château de Lunéville comme au Tour de France !

 Que faut-il pour en faire une course incontournable ?

Il faut en priorité, des parcours attractifs pour tous les types de coureurs sur des routes belles à filmer, qui entraînent les coureurs et les spectateurs dans l’histoire de la Région, ses territoires et son patrimoine. Nous le faisons depuis des années, avec des passages entre autres, devant les aciéries de Pompey, la Rotonde de Thaon, les brasseries de Champigneulles et de Vézelise, la colline de Sion, le château de Lunéville avec cette année un « clin d’œil » particulier dans le cadre du Centenaire de 14/18 avec un passage près de plusieurs nécropoles nationales et une équipe allemande invitée spécialement dans cet esprit ! Il faut également une sécurité irréprochable même si le risque zéro n’existe pas en vélo, les coureurs s’attendent à ce niveau à être le mieux protégés possible. C’est pourquoi nous avons sur toutes les étapes 4 motards de la Gendarmerie, 30 motards accrédités par la F.F.C et de nombreux signaleurs. C’est l’une de nos marques de fabrique, les équipes le savent ! Pour les trois jours de compétition, le budget avoisine les  150 000 € et il n’est pas simple de les réunir. Nous avons la chance d’être soutenus par la Région Grand Est et de nombreux partenaires privés dont ISTA depuis plus de 10 ans maintenant.

Un parcours qui plonge les coureurs dans l’histoire de la Région

Le Tour de la Mirabelle est-il à considérer comme un tremplin pour les futurs pros ?

Il l’est déjà aujourd’hui, notamment pour les coureurs belges et le dernier vainqueur. Ceux qui ont gagné des étapes ou le classement général sur le Tour sont souvent passés professionnels dans la foulée et réussissent bien. C’est le cas d’Edward Theuns, Pierre Idjouadienne ou encore Dimitri Claes.

 

Le Tour de la Mirabelle se veut spectaculaire

Le Tour de la Mirabelle est à un étage où se retrouvent les futurs stars du peloton professionnel et ceux qui terminent leur carrière au plus haut niveau amateur. Cela donne une course toujours en mouvement, avec beaucoup d’attaques et d’incertitudes, tout ce qu’aime le public. L’année dernière, la décision s’est faite lors de la dernière étape et ce après  400 kilomètres de bagarre.

 

Pour Julien Pierrat, ex-pro :  « c’est LA course à ne pas manquer ! »

L’ancien tour du Piémont Vosgien, devenu depuis le Tour de la Mirabelle, s’inscrit comme l’une des épreuves incontournables pour les cyclistes amateurs et en devenir. Julien Pierrat, ex-professionnel, a bien l’intention d’aider son équipe, le Team Macadam’s Cowboy, à tenir un rôle important sur ses terres.

 Levé à 5 h 30 du matin, entraînement à jeun, arrivée ensuite sur son lieu de travail jusqu’à 17 h avant d’enfourcher son vélo pour ingérer les kilomètres. Voici la journée type de Julien Pierrat, ex-cycliste professionnel qui vient de prendre une nouvelle direction en rejoignant le monde amateur.

Membre aujourd’hui de l’équipe Macadam’s Cowboy qui prendra le départ du Tour de la Mirabelle, le natif des Vosges se prépare pour l’épreuve reine du Grand Est : « en tant que Lorrain, c’est la course qu’il ne faut pas manquer. Le Tour de la Mirabelle bénéficie d’une réputation qui n’est plus à faire. De nombreux coureurs étrangers y viennent. La grande majorité des vainqueurs est passée professionnelle. Voilà pourquoi quand tu réussis à te faire une place dans cette course, elle a de la valeur », assure Julien Privat. Depuis trois ans, le plateau proposé est à chaque fois plus relevé. Des équipes de première division françaises et étrangères se lancent à l’assaut du bitume lorrain : « et si le Tour de la Mirabelle est intéressant, il le doit à la qualité des parcours. Certes il n y a que trois étapes, mais leurs tracés sont variés, précise Julien Pierrat. Du plat et du roulant avec Frouard – Pompey et Lunéville – Damelevières. La plus corsée est celle avec près de 10 cols entre Epinal et Gérardmer.  »

Une course concentrée sur 3 étapes qui demande une certaine énergie : « c’est peut-être court mais difficile. Le vainqueur de l’étape de montagne a de grandes chances de l’emporter. Le droit à l’erreur est limité, poursuit Julien Pierrat. Une ambition qui reste à la portée de l’ex-professionnel.

INFOS PRATIQUES : 

20, 21 et 22 avril