Pascal Thiébaut retrouve l’adrénaline de la compétition en organisant le meeting.
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Il est le « Monsieur Athlétisme » de Nancy. Ancien athlète de haut niveau, Pascal Thiébaut est le fondateur et l’organisateur du meeting Stanislas. Son aura et ses contacts lui permettent aujourd’hui de maintenir ce rendez-vous incontournable de l’athlétisme en France.

Votre carrière et le fait d’avoir été capitaine de l’équipe de France d’athlétisme, sont-il des facteurs importants pour l’organisation de ce meeting ?

Je pense que oui. Il y a une certaine crédibilité et un certain respect de la part des dirigeants et des bénévoles qui sont avec nous. Le fait d’avoir été athlète de haut niveau vous ouvre aussi les portes plus facilement notamment pour attirer les athlètes français et internationaux. Le réseau de contacts est établi et les négociations avec les managers, qui représentent une grosse partie du travail d’organisation en amont, sont moins ardues. Je suis identifié car j’ai fait mes preuves en presque 30 ans en tant qu’organisateur.

 La jeunesse à l’honneur cette année

Justement quelles sont vos arguments pour attirer des grands noms ?

Le savoir-faire est indispensable et il est une marque de fabrique du meeting Stanislas. Nous l’avons acquis au fil des années. Par exemple, pour les courses de demi-fond, nous mettons tout en place pour que les athlètes puissent réaliser des performances avec des lièvres chargés de mener la première partie de la course. C’est un point qui est très apprécié et qui a pu, par le passé attirer des pointures dans leur discipline. Mais il faut aussi souligner que c’est l’état d’esprit du meeting Stanislas et son ambiance qui finissent de convaincre les athlètes et leur staff de se déplacer pour cet événement. Ce sont des arguments qui pèsent tout autant que la rigueur de l’organisation.

Depuis que le meeting est passé en Ligue professionnelle, il y a moins de places pour les athlètes régionaux. Pourquoi ?

Nous n’avons plus le choix, le cahier des charges est strict. Nous sommes dans le top 6 des meetings en France et nous sommes dans une logique de haut niveau. Notre label européen nous impose certaines épreuves mais j’essaye toujours d’inclure une certaine part de régionaux. Nos efforts pour en faire une grande fête ouverte à tous sont intacts. Par exemple, nous maintenons toujours les courses pour les enfants. La jeunesse est d’ailleurs mise à l’honneur cette année avec les mondiaux scolaires. Les tribunes du stade le prouveront.

Pour cette 28e édition, vous avez attiré le perchiste Renaud Lavillenie ?

Il est important pour nous de faire venir des athlètes français fédérateurs. Aujourd’hui, on ne peut pas avoir mieux : Renaud Lavillenie est recordman mondial du saut à la perche. C’est une superbe opération que d’avoir réussi à le convaincre d’allier son parrainage des championnats du monde scolaire qui se déroulent à Nancy et sa participation au meeting Stanislas. C’est Renaud Lavillenie qui finalement fera le lien entre les deux événements, qui se retrouvent ainsi intégrés l’un à l’autre.

A quand le meeting Stanislas dans le top 3 des meetings en France ?

Tout est une question de budget! Malgré une aide financière moins importante de la part des collectivités locales, nous parvenons à maintenir un budget qui nous permet de mettre en place un plateau de qualité. Avec notre enveloppe de 400 000 euros tout compris, le meeting Stanislas parvient à rester une référence dans
le circuit.