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Champion Olympique à Rio en 2016 avec son désormais ex- coéquipier Jérémie Azou, le rameur sociétaire de l’US Toul, Pierre Houin, a fait la fierté de toute une région. Un titre qui est loin de l’avoir rassasié. En vue, les championnats d’Europe et du monde.

Pierre Houin, depuis votre titre olympique en 2016 avec votre ex-coéquipier Jérémie Azou, la vie du rameur que vous êtes, est-elle devenue plus belle ?

Difficile de rendre la vie de rameur plus belle, puisque mes objectifs sont toujours les mêmes et les sacrifices associés également. Ma vie a été légèrement affectée par cet événement mais certainement pas bouleversée pour autant. Je suis toujours le même à l’entraînement comme en dehors, c’est la recette qui me permet d’être performant et je compte bien la conserver.

 Après avoir touché le Graal, est-il facile de se remettre au travail ?

Au tout début, non. Mais par la suite, après avoir vraiment réalisé, et dans le contexte qui est le mien (plutôt jeune), l’obtention de cette médaille d’or Olympique a plutôt été un tremplin vers d’autres victoires et une nouvelle source de motivation. C’est simple : je me suis rendu compte que c’était possible de devenir champion Olympique  alors je suis encore plus motivé à le devenir de nouveau. J’ai moins l’impression de courir après une chimère comme cela pouvait être le cas auparavant. Je cours maintenant après quelque chose que je sais concret.

Un nouveau coéquipier et des médailles en ligne de mire

Comment avez-vous vécu la fin de l’aventure avec Jérémie Azou ?

J’ai vécu cette aventure de la meilleure des manières, en réalisant une nouvelle fois une saison sans faute et nous la terminons sur le seul titre qui nous manquait en commun, celui de champion du monde. Que demander de mieux ? Je ne savais pas encore à ce moment que Jérémie prendrait sa retraite et c’est ce qui m’a permis de vivre les choses pleinement sans me mettre une pression inutile.

Vous venez de décrocher un nouveau titre de champion de France en Skiff poids léger, après cela, qu’avez-vous en ligne de mire ?

Ce titre était la finalité de la saison nationale. Il s’agit maintenant de se tourner vers l’international, avec mon nouveau coéquipier que les sélections nationales ont désigné, Thomas Baroukh. Nous sommes donc fixés sur les premières compétitions que sont les étapes de Coupe du monde. Viendront ensuite les championnats d’Europe et enfin les championnats du monde. La saison ne fait que commencer !

Un mot sur l’évolution de l’aviron. Va-t-elle dans le bon sens ?

L’aviron se porte bien. Son évolution est progressive mais reste constante. Juste ce qu’il faut pour garder les pieds sur terre tout en faisant un peu parler de nous de temps en temps. Cela me convient bien, on fait notre petit bonhomme de chemin. À condition bien sûr de rester performant, sans quoi notre sport risque de tomber aux oubliettes.