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L’ASPTT Nancy water-polo féminine rejouera la saison prochaine en pro A, la première division. Après avoir été championne de France de nationale 1, les Nancéiennes ont gagné leur billet au terme d’une saison où la régularité a fait la différence. Le travail de formation entrepris il y deux saisons paye. L’ASPTT rejoint ainsi en première division  le club rival, le Grand Nancy Aquatique.

Retour en arrière. Il y a deux ans, après des frictions, la plupart des filles qui composent l’équipe de l’ASPTT rejoignent l’autre club de la ville, le Grand Nancy Aquatique Club (Gnac). Cette saignée pousse alors les dirigeants à faire le choix d’évoluer à l’échelon inférieur, la nationale 1. Une descente qui s’accompagne d’une nouvelle ambition, celle de former des joueuses capables un jour de porter le maillot de l’équipe phare du club. Avec ses fidèles soldats, l’ASPTT Nancy a donc accompli sa mission en retrouvant un niveau conforme à son passé et ses 13 titres de champion de France de Pro A : « Cette descente a été un mal pour un bien, même si au départ cela était compliqué. En premier lieu, cette rétrogradation nous a montré nos limites en matière de formation. Ensuite, il a fallu trouver des joueuses, nous nous sommes tournés vers des anciennes nageuses et nous avons recruté des jeunes avec pour ambition d’effectuer avec elles un travail de formation pour les aider à atteindre le haut niveau », explique Thomas Ladent, responsable technique de la section aquatique de l’ASPTT Nancy. Aujourd’hui, autour des cinq joueuses cadres restées fidèles au club, elles sont trois issues de l’école nancéienne à avoir les qualités pour se frotter aux adversaires de pro A et quatre autres tapent à la porte. Une belle histoire qui met en valeur l’abnégation et la volonté collective de rester fidèle à cette nouvelle ligne de conduite et ce même s’il y a eu accession : « Nous avons su serrer les rangs et les dents pour revenir à ce niveau. C’est un beau parcours dont nous pouvons être fiers car ce sont des valeurs propres à l’ASPTT », rappelle Thomas Ladent.

L’ASPTT Nancy rejoint le Grand Nancy Aquatique Club en première division. Nancy sera la seule ville en France à posséder deux clubs dans l’élite. Deux entités bien obligées de partager, en prime, le même bassin aux mêmes heures pour les entraînements. Même s’il existe de la place pour deux, il y a malgré tout un sentiment de gâchis : « la situation est absurde, si nous pouvions unir nos forces nous serions certainement au même niveau que les meilleures équipes françaises ».