Le semi-marathon de la Métropole du Grand Nancy est une date incontournable pour les amateurs de course à pied. En solo ou en groupe, les participants viennent chercher la performance mais aussi une ambiance conviviale. L’épreuve nancéienne est qualificative pour le Championnat de France.

Ils ne manqueraient le semi-marathon de la Métropole du Grand Nancy pour rien au monde. Christine, Mathieu et Cédric font partie d’un groupe d’amis composé de 15 personnes et participants de la première heure. L’organisation et l’ambiance sont des arguments de poids qui font l’unanimité auprès de tous ceux qui chaussent leurs baskets à chaque édition.

« Pendant l’année, je m’astreins à prendre part au moins à 5 semi-marathons. Celui de Nancy est quoiqu’il arrive ma priorité, affirme Christine. J’y ai mes repères et j’y retrouve de nombreux amis qui n’ont pas forcément le même niveau sportif mais qui viennent principalement pour se retrouver. Nous sommes vraiment loin de la compétition. L’essentiel est ailleurs.» Un esprit qui se traduit par une certaine solidarité le long du parcours. « Lorsqu’on part pour 21 km, on ne sait jamais si nous arriverons au bout. Il y a des jours où la tête et les jambes vont suivre. Et si ce n’est pas le cas, nous sommes attentifs au comportement de tous, précise Mathieu. Un mot et une attitude peuvent vous aider moralement quand vous êtes en difficulté. Ce fut mon cas l’année dernière, quand nous étions à Fléville, j’ai ressenti une fringale. Grâce aux encouragements des copains, je suis parvenu à finir la course alors que c’était mon premier semi.» Les plus aguerris et les plus entraînés gardent donc un œil bienveillant sur ceux qui auraient le fameux coup de pompe : «le plus important est que le groupe entier franchisse la ligne d’arrivée. Pour cela, il existe une vraie stratégie. Les plus  « sportifs » se placent à des endroits bien précis. Devant, au milieu et derrière, afin d’avoir un œil sur tout le monde. Pour l’instant, notre combinaison fonctionne puisque nous ne déplorons aucun renoncement.»

Une ambiance inimitable juste avant le marathon de Paris

Une solidarité qui n’amène aucune frustration auprès des disciples du chronomètre : «très sincèrement, le chrono n’est pas une fin en soi. L’objectif est avant tout que nous progressions ensemble, indique Cédric, un habitué des longues distances. Nous sommes quelques-uns à concourir à d’autres semi et marathons en France où nous retrouvons alors notre âme de compétiteur. Mais à Nancy, nous préférons la notion de partage.» Avancer ensemble au gré des kilomètres tout en profitant de l’ambiance conviviale instaurée par les organisateurs aide également les moins performants : « Sur tout le parcours, on sent un environnement positif. Il y a de la musique et une ambiance festive. Cela est un produit dopant naturel qui nous empêche de plonger quand nous arrivons au bout, assure Christine.» 

Le semi-marathon de Nancy tient une place particulière pour les compétiteurs habitués des courses pédestres. « Comme tous passionnés de course à pied, nous sommes attentifs au calendrier et à faire en fonction du marathon de Paris qui se déroule 4 semaines après. En plus d’être qualificative pour les Championnats de France, la date nancéienne est idéalement placée sur notre plan de course, détaille Cédric. Elle nous offre un parcours riche et varié et surtout un temps de récupération idéal avant la course parisienne.

De mon côté, le semi de Nancy sera ma dernière avant Paris.» Emmené par Pascal Thiébaut et son équipe, le Nancy Athlétisme Métropole (NAM) porteur du projet a su trouver son public en y instaurant un véritable état d’esprit où la compétition se mêle à la convivialité et à la solidarité. Des valeurs qui seront au départ du 4 km, l’autre temps forts de cette matinée. Une course dédiée à l’opération « Mars Bleu » lancée par la Ligue contre le cancer.

3 questions à : 

Pascal Thiébaut, organisateur du Semi-marathon de la Métropole du Grand Nancy

Quel impact a eu Le changement de date, il y a deux ans, sur le semi de Nancy ?

Avec le recul, cela a été plutôt positif. Le semi et Octobre Rose avaient lieu le même week-end et c’était assez lourd en organisation. Et puis nous étions en concurrence avec des courses importantes comme le Lion de Belfort. Il a fallu réfléchir à une date intelligente pour les coureurs et l’organisation. Le 4 mars est idéal pour ceux qui préparent le marathon de Paris et cela nous permet de mieux répartir nos événements sur l’année.

La date a changé, le parcours aussi ?

Le parcours imaginé l’an dernier est équilibré et nous le reprenons cette année. Il est assez roulant avec une difficulté : la montée du parc de Montaigu. Il traverse les 8 communes de l’agglo et même s’il est assez champêtre c’est un parcours rapide qui permet de faire de bons chronos.

Le running n’a jamais été autant à la mode, en 11 ans de semi les coureurs ont-ils changé ?

Beaucoup de gens se mettent à la course et il a fallu s’adapter, notamment sur le ravitaillement, car ils sont assez pointus. Si le 10 km permet de s’étalonner, le semi-marathon est plus athlétique. Cela reste un classique qui attire toujours plus de monde. Nous espérons dépasser les  2 300 inscrits de l’édition 2017.

NFOS PRATIQUES
Dimanche 4 mars
Départ à 10h boulevard d’Austrasie et arrivée boulevard d’Austrasie. Retrait des dossards le samedi 3 mars 2018 de 14h à 19hou à partir de 8 h le jour de la compétition, à la Grande Halle Renaissance.

Certificat obligatoire pour les non-licenciés.
Tarifs : 19,30 €
http://www.nam.athle.fr