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Les règles sont les mêmes que pour les valides avec quelques adaptations au fauteuil.
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Le basket fauteuil est à l’origine du développement du handisport dans le monde. Il a été pendant très longtemps la seule discipline handisport et attire aujourd’hui des milliers d’adeptes.Parmi-eux, Valérie Monnier ex-internationale et membre du club handisport de Vandœuvre qui évolue en Nationale 2. 

Le basket fauteuil s’adresse aux personnes atteintes d’un handicap touchant à minima la partie inférieure ou supérieure du corps : paraplégiques et amputés. Il réunit plus de 25 000 sportifs dans le monde et se pratique avec les mêmes règles que les valides avec quelques adaptations au fauteuil. Parmi elles, l’autorisation de la reprise de dribble et les contacts avec l’adversaire sont autorisés dans la limite où ils ne nuisent pas à l’intégrité physique.

Le basket fauteuil fait appel à de nombreuses qualités physiques, insiste l’ex-internationale aux 140 sélections, Valérie Monnier licenciée à l’Union sportive Vandœuvre handibasket: «il y a beaucoup de travail athlétique d’avant saison et un entretien régulier. C’est une discipline qui demande une constance et des efforts répétés. Ayant été valide auparavant, je peux donc comparer. D’autres paramètres rendent la discipline difficile au départ. Il faut appréhender l’espace occupé par le fauteuil, mais avec un entraînement régulier, le fauteuil fait partie de nous ».

La discipline séduit de nombreux valides

Comment se déroulent les joutes en basket fauteuil ? Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent. Le terrain est le même que celui des valides et le panier à la même hauteur. Pour rendre le jeu plus attractif et équilibré, un système de classification reconnaît les capacités fonctionnelles des athlètes et leur accorde des points suivant un barème précis. Avec quels matériels et équipements ? Tout dépend du niveau de pratique. En loisir, un simple fauteuil multisport est suffisant même si la présence d’une roue arrière anti-bascule est préconisée. En compétition, le fauteuil doit respecter des normes spécifiques. Le coût moyen de cet investissement s’élève entre 3000 € et 7000 €.

Le basket fauteuil a la particularité de séduire de nombreux valides et pratiquants d’autres disciplines, comme Sandy Weber, championne d’Europe d’aviron et issue du Pôle de Nancy : « le fait d’être assise et ne pas pouvoir se servir de ses jambes est une sensation bizarre voire même frustrante. Passé cela, je retrouve des sensations de glisses certes différentes de l’aviron mais tout aussi agréables. »

Si le basket fauteuil est l’un des sports les plus populaires des Jeux Paralympiques, il le doit en grande partie à l’implication des bénévoles dans les clubs. À Vandœuvre, le président Jean-Marc Daubanton stimule ses troupes depuis près de 12 ans et insiste sur l’humeur qui s’y dégage : « Vandœuvre est avant tout un club formateur. En début de saison nous récupérons des joueurs n’ayant jamais pratiqué. Le but est de les amener rapidement à manipuler leur fauteuil d’une façon efficace et ensuite de leur apprendre les bases techniques et tactiques. Le basket fauteuil demande de la patience avant de l’apprécier à sa juste valeur ». Un état d’esprit positif qui permet au club vandopérien d’effectuer une excellente saison dans son championnat de National 2.