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Passé par de nombreux clubs (ASNL, Rennes, Fulham, Valenciennes) Abdeslam Ouaddou a tourné la page du ballon rond il y a maintenant 5 ans. Après une brillante carrière, l’international marocain est retourné à l’école pour y décrocher un diplôme de management. Son ambition est de relever un challenge qui corresponde à sa vision du football.

Racontez-nous votre reconversion ?

Abdeslam Ouaddou  Juste après avoir raccroché les crampons, j’ai repris le chemin de l’école pour achever ce que je n’ai pas eu le temps de faire à cause d’une carrière de 16 années au plus haut niveau professionnel. En effet après avoir obtenu une Licence A UEFA d’entraîneur, j’ai été admis au prestigieux Centre de Droit et Économie du Sport de Limoges pour suivre une formation en management, une université qui a vu passer : Fabien Pelous, ancien directeur sportif du Stade Toulousain, Jean-Marc Lhermet, manager de Clermont Rugby, Bruno Martini, manager du PSG Handball ou Zinedine Zidane et Laurent Blanc.

Pourquoi avoir choisi cette voie ?

J’avais postulé car le management est quelque chose qui me passionne, tant la gestion économique, le marketing, l’optimisation de l’enceinte sportive que la gestion des ressources humaines qui peuvent à la fois être des personnes de l’administration, des joueurs ou staff technique. Il y a un mois, avec mes amis de la promotion 9 composée de Michael Landreau, Michael Silvestre, Marinette Pichon, José Pierre Fanfan, nous avons été diplômés pour avoir réussi nos épreuves de Master en Management de Structures professionnelles. J’ai toujours aimé fédérer des hommes ou des femmes quelle que soit leur personnalité, leur milieu social ou leur croyance ; tous différents des uns des autres autour d’un objectif commun.

Du terrain aux bancs de l’école

Votre expérience d’ex-joueur professionnel a-t-elle été un avantage ?

Incontestablement, ce sport m’a procuré une certaine liberté de pensée, d’expression et d’indépendance. À mes yeux, ça vaut tout l’or du monde. Ma longue expérience dans le milieu du football professionnel m’a également donné une maturité incroyable depuis que j’ai quitté mon quartier de la Californie à Jarville, des années dont je suis très fier. Mes différentes expériences à l’étranger m’ont permis la maîtrise de 4 langues, une richesse pour mieux comprendre l’autre et s’ouvrir au monde dans ces périodes de mondialisation. Enfin, le fait d’avoir créé ma propre entreprise de foot indoor sur Nancy en ayant pas moins de 10 collaborateurs m’a également fait prendre conscience de la réalité économique du marché du travail en France et de ses difficultés, mais ce fût une expérience très riche.

Était-ce facile de passer du terrain au banc de l’école ?

Non ce n’est pas facile, surtout lorsque vous avez un projet de vie avec une femme et quatre enfants qui me donnent malgré tout les ondes positives et l’énergie nécessaires pour atteindre mes objectifs. Je suis un homme du désert que l’on surnomme les Sahraouis, des gens fiers, droits et méthodiques, mélangé à l’obstination transmise par mon côté lorrain cela m’a toujours donné la force de caractère pour avoir une certaine endurance psychologique durant ma carrière de footballeur ou mon après-carrière.

Avec votre cursus, que souhaiteriez-vous faire ?

Avec un Master en Management de Structures professionnelles et une Licence A UEFA d’entraîneur, j’ai déjà reçu quelques propositions de clubs étrangers et notamment marocains. J’étudie désormais chaque projet qui doit correspondre à ma vision et
philosophie du football.