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Gennaro Bracigliano est l’une des figures de l’ASNL. Après une brillante carrière comme gardien de but au sein du club au chardon, l’enfant de Farébersviller a rejoint son club formateur pour transmettre son savoir aux gardiens du centre de formation.

Ce retour à l’ASNL est-il la suite logique de votre après-carrière ?

Je ressens mon retour comme la suite logique de mon histoire avec le club. Je suis arrivé au centre de formation à l’âge de seize ans, j’y ai effectué mes classes pen­dant trois ans avant de signer mon premier contrat professionnel en 1999. J’ai eu la chance de faire partie d’un super groupe et de participer à l’un des plus beaux cycles de l’histoire du club. Je suis lié à vie avec l’ASNL. Me retrouver aujourd’hui face à de jeunes gardiens qui ont les mêmes aspirations que celles que j’avais à leur âge me permet de les comprendre.

Que vous apporte le fait de transmettre vos compétences ?

Je souhaite le meilleur à mes gardiens, à tous mes gardiens, des U11 jusqu’à ceux de Natio­nal 3. Je les aide à corriger leurs défauts mais
aussi à entretenir leurs qualités. Mon souhait et qu’ils progressent tous, chacun à leur niveau. Pour cela je mets tout en œuvre. En revanche, j’essaie toujours de rester humble dans mon rôle.

Votre brillante carrière est-elle un atout pour former des futurs gardiens de haut niveau ?

L’expérience est un atout indéniable mais elle ne suffit pas. En tant qu’ex-joueur j’ai besoin de me former, de passer des diplômes pour formaliser ce que j’ai vécu. Les formations m’aident à mettre des mots sur des aspects du jeu que je faisais instinctivement. J’ai des convictions et pour les transmettre j’argumente, je cherche à convaincre mes gardiens avec qui le dialogue est régulier. Avec mon groupe de gardiens je me considère plus comme “un grand frère” bienveillant que comme un donneur de leçon. Je n’éprouve cependant aucun état d’âme à recadrer mes joueurs lorsqu’ils s’éloignent d’une chose primordiale : l’état d’esprit. C’est la base pour moi et cela ne dépend que de lui. C’est pourquoi je suis intransigeant sur ce point précis. L’état d’esprit individuel et collectif permet de renverser des montagnes.