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L’ancien international bulgare (50 sélections), Radoslav Arsov est l’entraîneur de l’équipe féminine du Vandœuvre Nancy volley-ball (VNVB). Pour sa première saison au club, il a réussi à mener son équipe jusqu’au maintien en Ligue A. Son ambition est désormais de stabiliser le VNVB au plus haut niveau.

Sur le plan émotionnel, est-ce la saison la plus riche de votre carrière d’entraîneur?

C’est vrai que c’est une de mes saisons les plus riches en émotions, mais chaque saison pour un entraîneur est riche en émotions, mais différemment. Cette saison a été particulièrement dense parce que je viens d’arriver dans un club professionnel avec une histoire énorme et j’avais une grosse responsabilité de maintenir l’équipe en ligue A féminine. L’objectif a été atteint.

Arracher un maintien in extremis doit faire progresser le club dans quel domaine?

Le maintien a été obtenu dans des conditions compliquées. Mais il ne faut pas oublier et négliger que le VNVB est l’un des clubs avec l’un des plus petits budgets en Ligue A
féminine. Sur ce point-là, le club ne peut pas faire de miracle s’il n’a pas de supports et d’aide de la part des collectivités et des sponsors. Le club doit s’orienter vers davantage de professionnalisme et s’ouvrir vers plus de nouveautés car le volley aujourd’hui, comme beaucoup de sports professionnels, a beaucoup évolué.

Vous avez entraîné des hommes et des femmes, quelles sont les différences et les points communs ?

Dans ma carrière, j’ai entraîné plus de femmes que d’hommes. Avec les femmes, le travail est plus concentré sur le plan psychologique et émotionnel. Elles ont besoin d’être convaincues que le travail fourni va donner un bon résultat à la fin. Chez les hommes, il faut plus de combat et un impact direct. Le point commun est dans la gestion et dans la conduite des équipes.

Pour motiver une équipe féminine, quel ressort devez-vous actionner ?

Pour la motiver il faut privilégier les échanges. Pour en tirer le meilleur, chaque joueuse a besoin de s’exprimer, d’avoir du temps et de l’attention de la part de l’entraîneur. C’est pour cela que je leur propose de petits objectifs personnels pour aller chercher les résultats ensemble.

Quelles sont vos ambitions avec le VNVB ?

Je suis un entraîneur très ambitieux. Je veux voir l’équipe du VNVB au plus haut niveau. Mais pour créer un projet ambitieux, il faut réunir la compétence et la connaissance ainsi que les moyens financiers. Pour cela, la communication est importante tout comme l’organisation et le marketing. Aujourd’hui, j’espère que tout le monde est mobilisé pour mener à bien ce projet. Sans tout cela, le projet ne peut pas exister.