Stéphane Plantin
Stéphane Plantin
© Clotilde Verdenal ©L'oeil Créatif

Stéphane Plantin est l’entraîneur du Grand Nancy Métropole Handball. Son ambition est de faire grandir le club et de le mener vers la première division. Pour y parvenir, l’ex-international français et champion du monde en 2001 attend davantage de soutien de la part des collectivités.

Votre saison en deuxième division est-elle satisfaisante ?

Nous savions que la saison en cours serait difficile. Ceci étant, je pense que la phase retour avait plutôt bien commencé. Mais il nous manque quelques exploits pour effacer les contre-performances. Il nous reste 8 matchs pour atteindre la 6e place afin de finir correctement ce championnat.

Depuis votre arrivée, dans quel domaine le club a-t-il progressé ?

Le GNMHB est le club le plus ancien en Proligue. Sur les 3 dernières saisons, le handball a encore franchi un cap : économique, médiatique et même sportif. Notre club a suivi dignement cette progression. Nous passons du modèle de gestion associative à la gestion professionnelle, avec la création toute récente d’une société sportive professionnelle au sein du GNMHB.

Les ambitions d’atteindre le plus haut niveau sont-elles toujours d’actualité ?

Oui, nous sommes dans les temps, la saison prochaine est celle que nous démarrons pour jouer la montée. Il est difficile dans le sport d’affirmer un résultat à l’avance. La fameuse incertitude sportive est noble et il faut la respecter au risque de revers psychologiquement difficiles à surmonter.

Y a-t-il à Nancy une volonté de voir le handball au plus haut niveau ?

Depuis mon arrivée à Nancy, je vois notre salle remplie au minimum à 85 % tous les soirs de match. Ce fut aussi le cas quand nous avions « emprunté » la salle du basket. En 3 saisons, le budget du club a évolué de 250 000 euros soit presque un quart d’augmentation en partenariat privé et recette de match. Dans le même temps nous constatons un désengagement progressif de certaines collectivités. Je peux concevoir les baisses de budget, en revanche je ne comprends pas toujours les arbitrages. Certains choix me paraissent parfois surprenants. Hélas je n’ai pas toutes les données, je préfère pour le moment continuer à travailler en me disant que la dynamique que nous avons créée fera aboutir notre projet.

En tant qu’entraîneur, Nancy est votre première expérience à haut niveau, qu’en retirez-vous ?

Je remercie le président Philippe Fabris de m’avoir donné ma chance en tant qu’entraîneur principal. Je n’ai pas découvert le haut niveau en venant à Nancy. J’y baigne depuis 30 ans, aussi bien en tant que joueur que dirigeant. J’ai croisé toutes formes d’individus. Ce parcours varié me permet de bien cerner les contours du sport professionnel.

L’humilité, la remise en question permanente tout en conservant ces valeurs sont pour moi les bases de mon métier, tout comme la force collective que représente un club. Un résultat quel qu’il soit n’est pas seulement lié à un individu mais il est le fruit d’un travail collectif. Une volonté commune, une collaboration saine, honnête et respectueuse rendent les hommes heureux et bien souvent la réussite est au rendez-vous. Je crois en l’homme et en son pouvoir.